‹ Histoire de saint Louis (volume 2)Chapitre 8 sur 126 · Voy. chap. cxxxviu · texte numérisé non relu

Voy. chap. cxxxviu

DE SÂIilT LOUIS.

U trempait son vin avec mesure, selon qu'il voyait qjoe la Tîû'le pouvait supporter^ U loe deBuudda en Chypre pourquoi jene niiettaîapiis d'en dans mon via ; et je lui dis que la cause en était aux médednsqtti me disuentqtie j'avaie use grosse tète et un froid estomac, et que pour cela je ne pouvais m'enivrer. fit il iM dûi qu'ils me trompaient; car si je n'apprenais cMi mal jeunesse à tremper mon vin, et que je voulusse le faire en ma vieillesse, les gtmttes et les nudMies d'estomae m prendiarieut, » bien que jamais je n'aurais de santé ; et si je buvais le vin tout pur eormaTieiHesse, jem'enimraie tous les soirs ; et c'était trop laide chose i un vail- • .lant homme de s'enivrer.

II . me demanda si je voulais être honoré en ce siècle et avoir le paradis à la mort; et je lui dis, oui. £t il me dit : «* Gardez-vous donc de faire ou dire à votre escient, nulle chose dont» si tout le monde la savait, vous ne puissiez faire Taveu et dire : j'fti fait eeci^ j'ai dit cela« »

Il me dit que je me* gardasse de démentir ni de dédire aucune personne de ce qu'elle dirait devant mol, poumi qa'iWf eût ^our moi ni péché ni dommage à me taire, parce que des dures paroles naissent les mêlées dont mille hommes sont morts.

Il disait que l'on devait vêtir et armer son corps de telle manière que les prud'hommes de ce siècle ne dissent pas (fo^on en fit trop, ni ^e les jeunes

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gens ne dissent qu'on en fit trop peu ^ Et cette chose me fut remise en mémoire par le père du roi qui existe maintenant*, à propos des cottes d'armes brodées qu'on fait aiiyourd'hui ; et je lui disais que jamais dans le voyage d'outre-mer où je ftis, je ne vis cottes brodées ni celles du roi ni celles des autres. £t il me dit qu'il avait tels atours brodés k ses armes qui lui avaient coûté huit cents livres parisis'. Ët je lui dis qu'il les eût mieux employées s'il les eût données pour l'amour de Dieu et qu'il eût fait ses atours en bon ialletas* garni de ses armoiries, comme son père faisait

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