‹ Histoire de saint Louis (volume 2)Chapitre 94 sur 126 · Cette bataille de Gaza ftit livrée en · texte numérisé non relu

Cette bataille de Gaza ftit livrée en

m SAINT LOUIS. 239

les enfants. Et sitôt que l'empereur, qui était sorti dans la plaine pour combattre le soudan qu'il voyait devant ses yeux, ouït les cris de ses gens, il retourna en son camp pour secourir les femmes et les en&nts; et le Soudan leur courut sus, lui et ses irens ; d'où il advint si bien que de vingt-cinq mille qu'ils étaient il ne leur demeura homme ni femme.

Avant que l'empereur de Perse allât devant la Chamelle, il amena le comte Gautier devant Jaffa, et ils le pendirent par les bras à une fourche, et lui dirent qu'ils ne le dépendraient pas jusques à tant qu'ils eussent le cliâteau de Jaila. Tandis qu'il pendait par les bras, il cria à ceux du château que quelque mal qu'on lui fît ils ne rendissent pas la ville, et que s'ils la rendaient lui-même les occirait.

Quand l'empereur vit cela, il envoya le comte Gautier en Babylone et en fit présent au Soudan^ ainsi que du maître de FHôpital et de plusieurs prisonniers qu'il avait pris. Ceux qui menèrent le comte en Babylone étaient bien trois cents, et ils ne furent pas occis quand l'empereur périt devant la Chamelle. Et ces Corasmins combattirent contre nous le vendredi * où ils nous vinrent assaillir à pied. Leurs bannières étaient vermeilles , et elles étaient montées jusque vers

1. Voy. chap. liv. Les Corasmins étaient une tribu de Turcs qui, après avoir traversé la Perse, d'où ils furent chassés par les Tartares, avaient pénétré en Syrie (voy. chap. xcm).

fW filSTOIRB

les lances; et sur les ^aoces ils avaièui îaâi avec des chevelures des tètes qui semblaient des tètes de diables.

nusîeurs des mardiaads de Babylone criaient

après le soudan qu'il leur fit justice du comte Gautier pour les grands donunages qu'il leur a?ait faits; et le Soudan leur permit qu'ils s'allassent venger de lui. M ils Tallèreut occire dans la prison et marlTriser ; d'bù nous devons croire qu'il est aux cieux au nombre des martyrs.

Le Soudan de Damas prit ses gens qui étaient à Oaza, et entra en Egypte. Les émirs le vinrent combattre. Le corps de bataille du soudan déconût le corps de bataille des émirs contre lequel il com« battit, et l'autre corps de bataille des émirs d% gypte déconfit l'arrière^garde du Soudan de Damas. Aussi le Soudan de Damas s*en revint à Gaza blessé à la tète et à la main. Mais avant qu'il partit de 6aza, les émirs d'Égypte lui envoyèrent leurs messagers et iireat la paix avec lui ; et nous faillirent en tontes nos conventions; et nous fûmes dorénavant sans avoir ni paix ni trêve avec ceux de Damas ni avec ceux de Babylone. Bt saches que quand nous étions le plus de gens possible sous les . armes, nous n'étions jamais plus de quatorze cents.

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<^IV. — Le maître de Saint-Lazaro vaincu par las Sarrasins.

Tandis que le roi était au camp devant Jaffa, le laaitre de SaintrLazare avait épié près de Rames, à trois grandes lieues, des bétes ël antres choses dont il croyait faire un grand butin; et lui qui ne tenait nnl rang dans Tarmée, mais qui faisait i sa volonté, y alla sans parler au roi. Quand il eut recueilli sa proie, les Sarrasins lui coururent sus et le déconfirent en telle manière, que de tous les . gens qu'il avait avec lui en son corps de bataille il n'en échappa que quatre. Sitôt qu'il entra dans te €amp, il commença à crier aux armes. Je m'allai armer et priai le roi qu'il m'y laissât aller ; il m'en donna congé, et me commanda que je menasse avec moi le Temple etrBôpital. Quand nous vînmes là, nous trouvâmes que d'autres Sarrasins étrangers étaient descendus dans la vallée là où le maître de Saint-Lazare avait été déconfit. Pendant ^que ces Sarrasins étrangers regardaient les morts, le maître des arbalétriers du roi leur courut sus, . et avant que nous ftissions arrivés là> nos gens les eurent déconfits et en occirent plusieurs.

Un sergent du roi et nn des Sarrasins s'y jeté* rent à terre l'un l'autre d'un coup de lance. Un

autre sergent du roi, quand il vit cela, prit les deuï chevaux , et il les emmenât pour les dérober ; et pour (ju'ou ne le vît pas, il se mit parmi les muitaiilâs de la âié ^A&.^Axaes. ^Gwidis qu'à les emmenait, une vieille citerne sur quoi il passa^ 'fi'eUbndira sousjlui; lositrois . chevaux et lui allèrent au foiid, et <m liiue le-'diit. J'y isAUi voir M -^viii que )ia iciterne s'écroulait -cppioope ,aur eux, et quiil fier»'^|k4aiU(ai1<8Utee {guril&B^ iusimaat^Qui gfm- •îverlB. Ainsifueusnousen revînmes sans^ieo perdre, excepté œ que je isaaiti^ ^e'^^titi^^re jy ^v^t perdu.

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CV. — lingagement entre le maître des art)alétriers et'les UOiijpes

Sitôt que :1e fioudan iHimm i^ut.ièit -la paix 3avec.eeiiix^ja'ligïq[ite/lliEiiaii gumpAtéftment

ià Gaza qu-ils s'en revinssent vers lui; et ainsi

jiuenjUik.Et/ik |kMsè«9iiti^ d^yMita)0tm:^^l^ aiiiEîn8*detâetta:«'li]eu0s ; et jaxsxm Hs.ti'osèrent tuons .eouizir<fiusi;iet pourtant ils étaient bienivingjt'nûa^ JBoimBtDB^t fdûc «Dii%:£é4Miiii$.

:8ent en face de notre camp, le maître des arbalétriers du s^^jt)«pn*auip^.4e 4)at$àUid l.^votb^rvéjrenttppisjoufs eitixiisrnuitojiàe peur quiilis se lî^taii^^nt' mivii Cfbmp à rij^pm^iste.

DE SxUNT LOUIS,

(Le jour d6>la*Sc(iiii-8e«tf ' qiii étoita^rèsmqiieSy leToi ouït son sermon. Tandis que Ton prêchait, un^sergeift du masttre'des «a^bàléli^iers 'entra 'flans la chapelle du roi tout armé, et lui dit que les Sairasins avaieirt endos le ms^ître ^baléirier. Je 'demandai w ^rm qii'fl mi^ ^àissMtt -aller, et H me 'roctroya^^ime dit que je «menasse avec moi jus- ^giies & quatre on ëinq cents ^hommes d^armes, me nomma ceux qull voulait que j'emmenasse.

Sitôt iqne nons sortîmes du camp, ies Sarrasins qui s'étaient mis entre le maître des aii)alétriers et le camp, s'en allèrent à un émir qui était sur un tertre devant le mattre des arbalétriers avec mille hommes d'armes au moins. Alors commença le combat entre les'Sarrasins et les seii^ents du maître des arbalétriers, dont il y avait bien deux cent quatre-vingts ; car une fois que l'émir voyait que ses gens étaient pressés, il leur envoyait du secours et tant d'hoxnmes qu'ils repoussaient nos sergents }usqifau -corps fie 'bataille du marftre; quand ie' maître voyait que ses gens étaient pressés, il leur envoyait tiedtxm cedttingt' hommes d'armes, gni

rejetaient les ennemis jusque sur le corps de bataille deTémir.

Tandis quetxoos éKions'Iliyle %gat efties barons

1. Lg 6 mai 1253, jour de la fête de saint Jft»n d?Taiit lia porto Latine

su HISTOIRB

du paysy qui étaient demenréfi arec le roi, lui

dirent qu'il faisait une grande folie de me mettre eu aventure ; et par leur conseil le roi me renvoya quérir, et le maître des arbalétriers aussi. Les Turcs partirent de là, et nous revînmes au camp.

Beaucoup de gens s'émerveillèrent de ce que les Sarrasins ne vinrent pas nous attaquer, et quelques-uns dirent qu!ils ne s*en abstinrent que parce que eux et leurs chevaux étaient tout aflEuiés à Gaza, là où ils avaient séjourné près d'un an

CVI. — Les troupes du soudan de Damas passent devant Âcre ; beau fait d'armes de Jean le Grand. ,

Quand ces Sarrasins furent partis de devant ' Jaffîi, ils vinrent devant Acre et mandèrent au seigneur d'Assur, qui était connétable du royaume • de Jérusalemi qu'ils détruiraient les jardins de la ville s'il ne leur envoyait cinquante mille besants* ; et il leur manda qu'il ne leur en enverrait pas un. Alors ils firent ranger leurs troupes, et s'en vinrent le long des sables d'Acre, si près de la ville que l'on y eût bien tiré avec une arbalète à tour. Le :sire d'Assur sortit de la ville et se mit sur le mont

t. Biiviroi&506600fraoct.

DE SAINT LOms. . ' 245

Saint-Jean, là où est le ciinetière Saint-Nicolas, pour défendre les Jardins. Nos sergents à pied sortirent d'Acre, et commencèrent à les harceler avec les arcs et les arbalètes.

Le sire d'Assur appela un chevalier qui avait nom monseigneur Jean le Grand, et lui commanda qu'il aUât ramener les troupes légères qui étaient sorties de la ville d'Acre, pour qu'elles ne se missent pas en périL

Tandis qu'il les ramenait, un Sarrasin commença à lui crier en sarrasinois qu'il jouterait avec lui sMl voulait; et celui-ci dit qu'ainsi ferait-il volontiers. Tandis que monseigneur Jean allait vers le Sarrasin pour jouter, il regarda à sa main gauche et vit une petite troupe de Turcs, là où il y en avait bien huit, qui s'étaient arrêtés pour voir la joute. Il laissa la joute du Sarrasin avec qui il devait jouter, et alla à la troupe de Turcs qui se tenaient tout cois pour regarder la joute, et en frappa un de sa lance parmi le corps et le renversa mort. Quand les autres virent cela ils lui coururent sus pendant qu'il revenait vers nos gens, et l'un d'eux le frappa d'un grand coup de masse sur son chapeau de fer; et au passage monseigneur Jean lui donna de son épée sur le turban dont il avait la téte entortillée,etlui fitvoler le turban au milieu des champs. Ils portaient ces turbans alors qu'ils voulaient combattre, parce qu'ils supportent un grand coup

d'épée.. L'un. des autr-es- Turcs piqua^de» é^roM^ vtii^s iui.^. et il liil. voulait, douut^^ .Ue ââ/ laacû> parmi les épaules ; .et .menaeîgpiew Jèan- til^ vente *

la lance, alors il esquiva le coup : au. moment où le Sacraâiu passait» moDseigpeur Jma luiicioima un revers de^soBépée panmiJetfbiMvi si bien qufil iit voler sa lanceauiiuIieu>descJiâ«mpâ..Et ii^s eoi revint aiiisi^.et. ramena, ses* g^iBs^de pied et», ilifiir. ces trois beaux coups devant le seigneur d'Assur et les riches hommes q^iir étaienti ea^Aiciie, et>devàiit toutes les femmes qpi. étaient; wm lesr mous pour/ voir ce^ 'gens.

CVIL — »Saa d« Sayette.

Quand*cette. grande foison de San*asina4|uiiur rent devant Jaffa^ et n'osèrent GombaiLre aveo nous,.aintt.que.vaus.raYeziçuï) niiavec^ud/J^e, ouïrent dire (et c'était la vérité) que le roi faisait lortilier.lâ^^^ité de Sa^isttei etav6&p«u.de.l^nnes> troupesj.ils.se. dirigèrent. de ce. côté». Quand mon<^ seigneur Simon de Montceliard; qui était» maître, des arbalétriers: du^noi etvche£ défi' troupes, du* coii à Sayette, ouït dû:« q|ie. oes. gens venaient,, il se ^ retira^dans L8;ciiàteauide Sa^fiUey est très-fort* étendes, p^ la mec eatoustsena^-et iL.it.oeia«

parce qu'il voyait bien qu'il ne pouvait leur résister, n y aiifîfji.aW. lui ce qu'il put de monde, mais ^ il y en eut peu, car le château était trop étroit Les Sarrasins s'élancèrent dans la ville, là où ils ne trouvèrent nulle résistance ; car elle n'était pas toutjje. fermée. 11& occirent plus de deux mille persomaes dé nos gens, et avec tout le butin qu'ils firent là, s'en allèrent en Damas.

Quand le roi. ouït ces nouvelles,, il en fut trèsirrité, cherchant s'il y pourrait porter remède; et les barons du pays s'en trouvèrent très-bien, parce que le roi voulàit aller loriiller ïïn lfertreià où il y eut Xadis un ancien chàteaii au temps des Machal^ées..Ce château se trouve quand l'on va de Jaiïa à Jérusalem. Les barons d'outre-mer ne furent Basr d'avis de rétablir les murs, du château^ parce qu'il était à cinq lieues Ibin de la mer ; c'est pourquoi les vivres n'auraient pu nous venir par mer sans que les Sarrasins, qui étaient plus forts q]jïje'!ioUS.n'étions, les enlevassent. Quand ces nouvaUeSf lânnsnt det Sajettor au-camp., touchaiitla batn^qtirétait détruit, les barons du pays vinrent au.rot et lui dir/sntima ce lui serait un-plus gjrand honnaur de refbrtifiér le^ bourg' de Sayettoefoc tes Sarrasins avaient détruit, , quie.de faire une forte-* 1iBS8ft1i10avaUek4.6tre.soi.eA. tombai avec eur.

^ni. Poviquoi laint Louis réfuta d'alter en pèlerinage

à Jénualem.

Tandis que le roi était à Jaffa, on lui dit que le Soudan de Damas lui permettrait bien d'aller à Jérusalem avec un bon sauf-conduit. Le roi en tint un grand conseil, et le résultat du conseil fût tel, que personne n'engagea le roi à y aller, puisqu'il eût fallu qu'il laissât la cité dans les mains des Sarrasins.

L'on en montra au roi un exemple qui fut tel, que quand le grand roi Philippe partit d'Acre pour aller en France, il laissa toutes ses troupes demeurer dans le camp avec le duc Hugues de Bour> gûgae, aïeul de ce duc qui est mort en dernier*.

1. Mort nouvellement, dit JoinvUle; mais ce mot doit s'étendre dans le sons du latin novissime, c'est-à-dire en dernier. En effetj Hugues III, mort à Tyr en 1 193, était aïeul de Hugues IV, mort en 1272. Joinville, qui écrivait après la mort de Gui de Dampierre arrivée le 7 mars 1305 (voy. chap. xxiv), n'aurait pas dit qu'un duc de Bourgogne , mort trente-trois ans auparavant , fût mort nouvellement dans le sens actuel du mot. Mais il a pu dire que Hugues IV était mort en dernier, parce que Robert II, fils et successeur de Hugues IV, vécut jusqu'au mois de mars 1306. Ce passage, combiné avec celui du chapitre xxiv, prouve donc quo Joinville écrivait après le moif de mars 1305 et avant le mois da mars 1306.

DB SiONT LOUIS. S4»

Tandis que le duc séjournait à Acre» et le roi Ri-i^ chard d'Angleterre aussi, nouvelles leur vinrent qu'ils pourraient prendre le lendemain Jérusalem s'ils voulaient, parce que toutes les forces de la chevalerie du Soudan de Damas s'en étaient allées vers lui, à cause d'une guerre qu'il avait avec un autre soudan. Ils disposèrent leurs gens, et le roi d'Angleterre forma le premier corps de bataille 9 et le duc de Bourgogne l'autre après, avec les gens du roi de France. Tandis que le roi d'Angleterre avait l'espoir de prendrè la ville, on lui manda du camp du duc qu'il n'allât pas plus loin ; car le duc de Bourgogne s'en retournait en arrière, sans autre motif que d'empêcher qu'on ne dit que les Anglais eussent pris Jérusalem. Tandis qu'il était i cette conversation, un sien chevalier lui cria : « Sire, sire, venez jusqu'ici, et je vous montrerai Jérusalem. » Et quand il cuit cela, il jeta sa cotte d'armes devant ses yeux tout en pleuranty et dit à Notre-Seigneur. : c Beau sire Dieu, je te in*ie que tu ne souffres pas que je voie ta sainte cité, puisque je ne la puis délivrer des m^ins de tes ennemis. »

On montra cet exemple au roi, parce que si lui, qui était le plus grand roi des çhrétiens, faisait son pèlerinage sans délivrer la cité des ennemis de Dieu, tous les autres rois et les autres pèlerins, qui viendraient après lui, se tiendraient tous pour con-

tentsi dBdtire leur pètei^inagaa^nsi^ que te" roi' de * nmvee raui»ftît' fàil/, etiné^d^iiiqiiiMèfmenl^pitsdb

- Ia4élivrance de Jérusalenii

Lefbi Richard*filtâ»t d'«xplofH%K>litèe-dier à cette fois qpi'il y fut, que quand les chevaux des Sarra-

. 8iD8.aiaiaiitpeur d'uo buiBsep, leun maltlwleur dfsaient : ^ Grois-tu (faisaient-ils à leurs cfhevaux)' que œ soit le roi Richard d'Angleterre? > Et quand^ les enfants Scrrasines braillaient, elles* lew disaient: « Tais-toi, tais- toi, ou jlrai quérir le roi Aiohardy qui te: tuera »

C91. — De Hugues IH, duc de Bourgdgifè; Pépttifc»4teiitlnlffttiii;è MEb .

Ijà duc deBouifjOgn»^ de qui je^Vous m parlèi Ait trt»-bon chevalier, mais il ne- fut jamais tenu pour* eiage à Tégard de Dieu' ni du siècle ; et il y parutbien en ce* fait» devant dit. Et à cause de celîi^ilë' grand roi Philippe, quand on lui dityquo le coBûfte^ Jean de Chalon avait un fils et quMl- avfidV ^som Htigues à cause du duc du Bourgogne, dit qu'il souhaitait ^e Dieu le^ fit aussi pceux homme que l#^dttO!p(ittt^ qui» aval» noM' Vkgom du' Itali

14 ¥6|i ehft^-xttil

demanda poniquoii il fl/ava&t pas dit auaif pmdP"*

homme. « Parca qj^^HUil^dl y a.gi:aade ditiéiTÊaGe' entre preux homme et prud'homne: Car il y ai maints preux hommes chevaliers, dans la terre des chrétiens et des Sarrasins, qui jamais ne crurent à Dieanià sa Mère. D'où je vous dis, fît-il, q)ie Dieu donne grand don et giiBode gràca auxhevalier chsélîait qu'il souffire être' vaillant de^corps et qu'il soullre en son service en le gardant du péché -mortel^ et- oelui^qui ainsi se. govtveme, on doitPappeIerprud%omme, parceque cette prouesse lui vient du. don de Uiieu, Et ceux. de qui j'ai.parléj avant,, on peut les ai^peler prôux hommes, parce qu'ils, sont preux de leur corps^^et ne redoutent ni Dieu ni le péché*.

Pour les grandes sommes que le roi^ ^mploya à': foctiiiâr. Jaffa, il ne convient pas d'en parler^ paixa que c!est sans nombre; car il. fontifia le boaifg: depuis, un rivage j^usq^s à l'autre, là où il y, avait > bien vingfr'qpiataretmir&vet le^foAséft âisent curési de boue dehors et dedans. Il y avait trois portes^ dont le iégat.en.iitim/9,,etun'Ban»de«mtti:..£t.pour vous mohtDor la* dépense que le roij fil^ je voua fiiia Savoie qpe je demandai.au légat combien cette^ porter et4:e'pcn>de mur hiifamentiooùtèç ei il me demanda combien je croy^ais qu'elle eût coûté; et j'estimai que la porte qu'il avait fait faire lui avait . bien coûté cinq cents livres, et le pancdoimur tiois

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cents livres. Et il me dit (prenant Dieu à témoin)

que tant la porte que le pan lui avaient bien coûté treïite mille livres.

CX« — > Départ de saint Louis pour Sayette ; pèlerins de la grande Aiménie; JoinviUe zenToie un de m che?alien.

Quand le roi eut achevé les fortifications du bourg de Jaffa, il prit la résolution d'aller refortifier la cité de Sayette^ que les Sarrasins avaient abattue. U se mit en mouvement pour aller là le* jour de la fête des apôtres saint Pierre et saint Pauls et le roi coucha avec son armée devant le château d'Assur, qui était très-fort. Ce soir-là, le roi convoqua ses gens et leur dit que s'ils étaient de cet avis, il irait prendre une cité des Sarrasins qu'on appelle Naplouse, laquelle cité les anciennes Écritures appellent Samarie. Les Templiers et les Hospitaliers lui répondirent unanimement qu'il était bon qu'on essayât de prendre la cité, mais . qu'ils ne seraient pas d'avis qu'il y allât en personne, parce que, si quelque chose lui advenait, toute la terre serait perdue. Et il dit qu'il ne les y laisserait pas aller s'il n'y allait en personne avec

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