‹ Histoire de saint Louis (volume 2)Chapitre 97 sur 126 · I. AUPftqae dsraa · texte numérisé non relu

I. AUPftqae dsraa

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robe, lui et moi, sans plus, et me mît mes deux mains entre les siennes, et commença à pleurer très-fort; et quand il put parler, il me dit : < Séné' chai, je suis très-joyeux, et j'en rends grâces à Dieu de ce que le roi et les autres pèlerins échappeni ivL grand péril là où vous avez été en cette terre ; et je suis en grand chagrin de cœur de ce qu'il me faudra laisser TOtre sainte compa^ie, et aller à la oour de Rome au milieu de ces déloyales gens qui y sont. Mais je vous dirai ce que je p^se à faire : je pense encore à tant faire que je demeure un an après vous ; et je désire dépenser tous mes deniers à fortifier le faubourg d'Acre, de sorte que je leur montrerai tout clair que je n'emporte point d'argent; alors ils ne courront pas après des mains vides. »

Je racontais une fois au légat deux péchés qu'un mien prêtre m'avait racontés; et il me répondit en telle manière . • Nul ne sait autant que moi les péchés déloyaux que l'on fait en Acre; c'est pourquoi il faut que Dieu les venge de telle manière que la cité d'Acre soit lavée dans le sang de ses habitants, et qu'il j vieime après d'autres gens qui y habiteront*. »La prophétie du prud'homme est avérée en partie ; car la cité est bien lavée dans le sang de ses habitants ; mais eeux-Ià n'y «o^nt pa|!

1. Les Sarrasins s^emparèrent d'Acre en 1291 et en massuerèrent les habitants.

encore veous» qui ^ doivent habiter ; et que Dieu les y envoie boD«, selon sa volonté I

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