‹ Histoire de Saint LouisChapitre 10 sur 261 · X1H NOTIONS PUR LA GRAMMAIRE · texte numérisé non relu

X1H NOTIONS PUR LA GRAMMAIRE

régime indirect notre pronom lui, dérivant de illi. Au régime pluriel masculin cens il faut ajouter, d'après les chartes, les variantes ceux, celz, celx, cex, ces, ciaus, ciax, dérivant de ecce illos et se prononçant comme ceus.

L'autre adjectif démonstratif dérive de ecce combiné arec i$te; nous n'employons plus ccsti, cestui, et cist ; mais nous avons conservé ces pour le pluriel des deux genres, ce au singulier masculin, cet (équivalent de cest, qui sert devant les mots commençant par une voyelle), et cette (équivalant de ceste). Une charte prouve qu'au pluriel féminin cestes pouvait se mettre au lieu de ces.

Autrui était, comme aujourd'hui, un pronom proprement dit ; il en était de même de nulli ou nullui, qui sont hors d'usage.

Je passe à d'autres mots qui ne sont pas compris dans le tableau précédent.

Notre mot tel, qui rentrait dans la classe des adjectifs ayant une seule forme pour les deux genres, aurait fait au sujet singulier tels ou telz si le changement de Is et Iz en X n'eût pas été habituel. En outre, les chartes de Joinville prouvent que ce mot était un de ceux où l'on substituait volontier à l'e simple la diphthongue ei. On trouve donc, au lieu de tex, dans les chartes teix, et dans le manuscrit du quatorzième siècle tiex, soit pour le sujet singulier des deux genres, soit pour le régime pluriel masculin, soit pour le pluriel féminin sujet ou régime. La forme tel sert, d'une part, pour le sujet pluriel masculin, d'autre part pour le régime singulier masculin ou féminin : je n'ai pas maintenu les désinences féminines tele et teles, parce qu'elles devaient être de rares exceptions, sinon des fautes introduites par le copiste.

Il y avait alors, comme aujourd'hui, deux pronoms relatifs, lequel et qui. Dans le premier, l'article est combiné avec le mot quel sans rien perdre de la liberté de ses flexions, c'est-à-dire qu'il se décline exactement de même que s'il était joint à un substantif. Quant au mut quel, il

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