‹ Histoire de Saint LouisChapitre 11 sur 261 · ET LA LANGUE DE JOINVILLE. XVII · texte numérisé non relu

ET LA LANGUE DE JOINVILLE. XVII

suit les règles qui viennent d'être exposées pour tel, parce qu'il rentre, aussi bien que tel, dans la classe des adjectifs avant une seule forme pour les deux genres. Le second pronom relatif servait généra4ement pour les deux genres el pour les deux nombres, faisant au sujet qui et au régime que. A ce régime il faut en ajouter un autre, qu'on peut considérer comme équivalent de notre mot qui précédé d'une préposition, puis de notre mot gwe; c'est-à-dire qu'on écrivait, d'une part, à oui, de cui, en cui (§§ 16, 105, 109, etc.) au lieu de à qui, de qui, en qui; de l'autre, cuy ou cui Dex absoyle, au lieu de que Dieu absolve *. On trouve aussi le même mot employé pour signifier de qui : ainsi cui cousins (§ 277) el cui fille (§ 466), signifient le cousi)!. de qui, la fille de qui.

Les pronoms personnels avaient à peu près les mêmes formes qu'aujourd'hui. Au sujet singulier de la première personne on trouve je, j' et par exception gej au régime me, moi ou moy. Joinville met souventje où nous mettrions moi, parce qu'il n'employait moi qu'au régime, tandis qub nous l'employons quelquefois au sujet : c Je qui onques ne i. li menti (§27); je et mi chevalier en loames Dieu(§ 210).» Pour la seconde personne, il se servait de tu au sujet, de te et de toi au régime (§ 21 el 740); il disait, € et tu, an- € fers (§ 802 du Credo), » là où nous dirions et toi. Au pluriel, sans distinction de sujet ni de régime, on disait pour la première personne nous (remplacé quelquefois dans les chartes par nos), et pour la seconde personne vous .

//, sujet singulier masculin de la troisième personne, fait au régime : i" le ou l' et par e.vception lo et lou, 2'^ lui ou li, 3° se ou soi. Joinville préférait toujours il à lui comme sujet : < et il avec (§ 8); il meismes l'amendoit < (§ 60); il ne sa mère (§ 73). > Li avait souvent le sens ré-

1. En latiu quos Deut absolval ; | dcJuinvillc à Louis le Hulin (édilioa c'est un passa^'e tiré du la Letire | de Joinville, chez Didot, § 856), JOI.NVILLE. Hist. de s«iat Louif,

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