‹ Histoire de Saint LouisChapitre 14 sur 261 · FF LA LANGUE DK JOINVILLE. XXI · texte numérisé non relu

FF LA LANGUE DK JOINVILLE. XXI

nouvelle, construite sur les ruines et avec les débris de l'ancienne.

Tout cependant n'était pas destiné à périr dans cette révolution : le système de la conjugaison a survécu, tel à l»eu près qu'il était au temps de Joinville. I-cs modifications peu nombreuses qui suffisaient à établir dans un certain nombre de mots la distinction entre le sujet et le régime iinl été repoussées par notre langue moderne comme des entraves gênantes, landi* qu'elle a conservé celle grande variété de désinences par lesquelles nos verbes expriment les différences de temps, de modes, de nombres et de personnes. Cela ne veut pas dire (ju'il ne se soit produit aucun changement dans les détails de la conjugaison, mais que, dans son ensemble et en ce qu'elle a d'essentiel, elle est restée la même.

Infinitifs. Les quatre désinences de nos infinitifs actuels \er, ir, oir, re) existaient déjà, sans être pour tous les verbes ce qu'elles son) aujourd'hui : à cause de l'étymologie latine, on disait guerre et courre au lieu de quérir et courir. Ou trouve en outre dans le manuscrit plusieurs exemples de conquerre, enquerre et requcrre. ce qui autorise à considérer la leçon requérir (§ 09^) comme un rajeunissement introduit par le copiste. Dans les observalions qui vont suivre, je ferai abstraction de ces sortes de variantes, pour m'atlacher de préférence aux formes qui dominent dans le manuscrit du quatorzième siècle ou qui sont justifiées par le texte des chartes.

Indicatif présent. A la première personne du singulier, il y avait tendance à terminer par une consonne des verbes qui se terminent aujourd'hui par un e muet : ou disait faim Je commant, plutôt qne j'aime, je commande. Dans comniant le t n'était qu'un équivalent du d, qui subissait loujoiLTs cette transformation à la fin des mots. Néanmoins les chartes conservent, dans^^ conforme e\.j' oblige , l'ç final

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