‹ Histoire de Saint LouisChapitre 22 sur 261 · ET LA LANGUE DE JOINVILLE. XXXLN · texte numérisé non relu

ET LA LANGUE DE JOINVILLE. XXXLN

en dttSyda, dum. En effet, de môme que nos gérondifs français, en faisant, en rendant, répondent aux gérondifs latins in faciendo, in reddendo, et non aux participes présents in faciente, in reddente, de même, dans les locutions citées plus haut, les mots faisant ei rendant répondent aux participes passifs /flci>/jrfrt?» et reddendum des locutions latines : « per paceni faciendam, per grande tributuni redden- « dum >. C'est un de ces participes que Joinville combine avec le verbe faire, quand, au lieu de firent ou fit entendre, il dit : < flrent entendant (§ 4.71); firent entandani « (§ 787); fist entendant (§676) î.

Ellipses. La plus simple des ellipses, et celle qui est aussi la plus fréquente, consiste à supprimer le pronom qui sert de sujet à un verbe. Nous ne le faisons qu'à l'impératif; mais Joinville le faisait parfois à l'indicatif et au subjonctif : t Si ai vous meismes (§ 91); or vous veuil c faire une demande (§ 48) ; pour ce que faire le devez c (§ 6'2); etdevisitns H uns à l'autre (§31); en grant avenc ture de mort fumes lors (§ 11); et si le vous garanti- < rai (.^ 91); par son cors les peust délivrer de prison f (§ 9). » De ce que Joinville supprimait quelquefois le pronom sujet d'un verbe à l'indicatif ou au subjonctif, il iaut conclure que l'influence de la conjugaison latine, qui n'exprime guère ces pronoms, était plus grande alors qu'aujourd'hui. — Pour se rendre compte des locutions suivantes, il faut suppléer ce qui est en italiques ou l'équivalent : «je ne fais mie chose à blasiner (§ 36); vous ne faites c pas ce que courtois fait (§ 91); il liront moût ce ([ue t saige /bn^§ 6:2 1 ); si m'aist Diex comme je désire {^ô61) t. Ces ellipses étaient comme consacrées par l'usage; il n'en est pas de même de celle-ci : « il le commandèrent à Dieu € et li roys aus commanda (§ 566) >. On serait tenté de voir une ellipse dans celte phrase : « je n'i vi cottes bro- « dées, ne les le roy ne les autrui (§ 25) » ; mais il faut traduire, c ni celles du roi ni celles d'autrui >. En effet

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