‹ Histoire de Saint-LucChapitre 10 sur 69 · KRECTION DE LA PAROISSE · texte numérisé non relu

KRECTION DE LA PAROISSE

M. Boucher fut encore délégué et recommanda d'annexer à Saint-Luc les deux concessions de la Petite-Rivière, ainsi t[ue le Côteau-de-Trèfle etleGrand-Côteau, de la paroisse deChamblv.

Les choses, cependant, en restèrent là justprà l'ari-ivée de M. Crevier, où, le 21 décembre 1828, J.-Bte Morin, J.-Bte Moreau et François Brosseau, au nom de la paroisse de Saint-Luc, allèrent encoi"e demander l'agrandissement de Saint-Luc. Ils étaient en même temps porteur d'un plan de la paroisse, d'une requête des habitants et d'une lettre de M. Crevier.

N'a^^ant pas de répjonse, ils revinrent à la charge trois ans plus tard. Le 14- juillet 1831, ils firent encore une reqtiête demandant l'érection canonique de la paroisse avec annexion du territoire désigné par M. Boucher.

Cette fois, M. Gaulin, curé de Saint-Jean, fut délégué.

M. Gabriel Marchand, père de l'ex-premier ministre de la province, se fit une joie de conduire lui-même son curé à Saint- Luc, dans sa propre voiture traînée par deux chevaux blancs, ainsi qvie notre pèi'e nous l'a raconté.

La discussion fut chaude à l'assemblée de M. Gaulin. Les fidèles de Chamblv, cjui craignaient d'être annexés à Saint-Luc, n'osèrent pas v A'cnir ; mais, au préalable, ils firent servir un protêt à M. Gaulin, à son presbytère de Saint-jean. Chose curieuse, les notaires Besse et L. A. Moreau, qui firent le protêt, déclarèrent que, s'étant rendus à la maison presbvtérale de messire Gatxlin, '( messire Gaulin a répondu que wessirc Gaulin était absent.

Dans le même temps, le grand vicaire Déguise, curé de Yarennes, opérait à Chamblv pour l'érection canonique de cette paroisse, et, M. Mignault aidant, les fidèles du Côteau-de- Trèfle et du Grand-Côteau furent définitivement incorporés à Cliambl}' et à tout jamais perdtis pour Saint-Luc.

Les habitants de Saint-Ltxc crovant n'avoir pas gagné leur cause à l'assemblée de M. Gaulin, envovèrent encore un mémoire à l'éA^êque, le 18 septembre 1831, contenant des afiidavits de J.-Bte Morin, J.Bte Molleur, Benjamin Holmes et Hippolyte Moreavi, qui déclaraient sous la foi du serment queAIgr

Lartigue avait réellement promis, en leur présence, que leur paroisse serait agrandie. ( 1 )

L'évêque du diocèse eut enfin pitié d'eux, et conformément avi rapport de M. Gaulin, il érigea canoniquement la paroisse avec ses limites actuelles, le 9 mai 1832, sauf, sans doute, la partie annexée en 1880, et les commissaires civils la reconnurent civilement, le 2 juillet 1835. ( 2 )

Les épreuves de Saint-Luc étaient finies.

(1 ) Tous ces documents sont à l'archevêché. (2) Deschamps. Page 694.

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