Gerv., V. de S. Mart. , p
du Ueu où il avait été enseveli par saint Briee ^ . Perpétue convoqua pqur cette fête les prélats voisins, avee une multitude d*abl>é^ et4e clercs de différents ordres. C'était l'époque des calfifi^eâ de juillet qu'il avait choisie pour la cérémonie.
Ofi pas^a la nuit précédente dans les veilles : dès le matin ,
^liaouix prit un pie, puis tous se mirent à creuser la terre
Çui jrec^ttvrait le saint tombeau. L'ayant découvert, ils se
disposent à l'enlever; mais tout le monde eut beau se mettre
à /'aeij.^%rre: la journée se passa en efforts inutiles. On veille
uii^ ^eoQnde nuit : le lendemain , on fait la mâme tentative :
ello 11.* est pas plus heureuse. Interdits, épouvantés, les
assis t^Klts ne savaient à quoi se résoudre. Alors , un des
< Vous savez , dit-il , que c'est dans trois jours Tan* de son ordination à l'épiscopat. Peut-être, veut-til vous faire entendre qu'il doit être transporté ce jourJà.»
jeAnes donc , les prières , la psalmodie incessante ,
c2ûDtinués jour et nuit pendant tout ce temps. Le qua^
jour , ils s'approchent de la fosse et font un nouvel
même impossibilité de remuer le cercueil. La constar-
xiati^ri ^tait générale. On allait rejeter h terre sur la relique.
j^ o^ xxxiymnii paraît au milieu de Tassistance, un vieillard
vé^^^^Weftt blanc comme la neige. Il déclare qu'il est abbé,
pui^ aj^ptlr: « Jusques à quand sercz-vous dans l'abattement?
QO.^ ^^ï'deï-vouaî Ne voyez-vous pas le seigneur Martin tout
^^o^ ^ ,Youa aider, si vous vous mettez à l'œuvre?» Disant
^^ lïiots, il quitte son manteau, et met la main au sarcophage
^^e^iles autres prêtres. On apprête la croix et les cierges ,
^Xi ^^pose l'antiewe ; toutes les voix réunies font monter dans
^^6 airs le chant des psaumes. En même temps , le sarcophage
j^àe à l'effort du vieillard et , enlevé sans peine, est transporté
u lieu qui lui est destiné.
f, Greg. Tur. Mir., S. M., 1. 4, c. 6.
I^ cercueil déposé dans Tabside, saint Perpétue en fit Touverture. Il en retira les reliques, les réduisit toutes à la taille d*un enfant , les enveloppa dans une étoffe blanche fort précieuse et les lia avec des bandelettes sur lesquelles il apposa son sceau. 11 y ajouta une cédule où était écrit en latin : « C'est ici le corps du bienheureux Martin , évoque de Tours. > 11 les mit ensuite dans un grand vase d'albâtre qu'il renferma dans une châsse faite d'un métal semblable à celui que les anciens appelaient electrum. C'était de l'or auquel on avait mêlé la cinquième partie d'argent pour lui donner plus d'éclat. La forme de cette châsse était celle d'un cercueil. Elle avait deux doigts d'épaisseur , et était travaillée avec tant d'art qu'elle paraissait être toute d'une pièces On y avait gravé au dehors des vers à la louange de saint Martin et des caractères qui désignaient le nom de Perpétue. La châsse fermée fut déposée sous l'autel dans un caveau de cinq ou six pieds de long sur trois de large. Ce caveau était revêtu en dedans d'un métal composé de cuivre et d'étain avec mélange d'un peu d'or. Il se fermait au moyen d'une porte de même métal munie d.e quatre serrures différentes.
Tout étant disposé au gré du pontife , on procéda à la consécration du temple. Ensuite , on célébra les saints mystères sur la table de marbre qui couvrait le tombeau de saint Martin, honneur dont jusqu'alors avaient seuls joui les tombeaux des martyrs. Cet autel était du reste l'unique qui fût dans le temple. 11 était couvert d'un petit dôme en or fin qu'enrichissaient des pierres précieuses et que soutenaient quatre colonnes de grand prix.
Les cérémonies de la consécration achevées' , on se réunit