‹ Histoire de saint Martin, évêque de ToursChapitre 114 sur 155 · Fort., Vit. Radeg., c. i · texte numérisé non relu

Fort., Vit. Radeg., c. i

bourg de Candes. Là , elle se fit conduire au lieu que le grand évéque avait sanctifié par sa mort et donna au monastère , qu'on y avait dès lors fondé , des gages de sa munificence et de sa piété.

Saint Eufrône fut évéque de Tours en 548. La troisième année de son épiscopat , Williachaire , duc d'Aquitaine , poursuivi par le roi Glotaire qui voulait le faire mourir , se réfugia dans la basilique. Ensuite , il y mit le feu pour s'en échapper. Avec le secours du même roi, l'édifice fut couvert en étain et rétabli dans son ancienne beauté^

Cependant, les miracles qui avaient illustré le tombeau du grand saint pendant qu'il était abrité par la petite basilique de saint Brice , n'avaient point cessé depuis qu'il se trouvait placé dans celle de saint Perpétue. Mais un assez long espace de temps s'écoula sans qu'on prit soin de les écrire.

Enfin , voici venir l'illustre Grégoire de Tours , qui succéda à saint Eufrône. Il nous a laissé un ouvrage en quatre livres sur les Miracles de saint Martin. L'auteur a consigné dans les trois derniers livres les miracles opérés sous son épiscopat. Les trois premiers livres sont composés chacun de soixante chapitres. Le quatrième n'en a que quarante-sept. Chaque chapitre contient le récit d'un miracle.

Nous les avons lu tous , et longtemps nous avons gardé le projet de les reproduire tous dans notre Uvre. La crainte de former un ouvrage trop volumineux, nous l'a fait abandonner. Ça été à notre grand regret , car nous sommes persuadés qu'il faut les lire pour bien comprendre la dévotion dont le saint a été l'objet pendant tant de siècles. Sans ces miracles , cette dévotion est à nos yeux une énigme historique dont il est impossible de donner une explication sérieuse. Raconter

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