‹ Histoire de saint Martin, évêque de ToursChapitre 117 sur 155 · I- grâce pour le peuple • et il y a encore de l'espoir si U · texte numérisé non relu

I- grâce pour le peuple • et il y a encore de l'espoir si U

le se corrige. Les guerres, les infirmités et tant d'«nutre!

:x que le peuple supporte , sont des effets de l'indignaUoi

jgneur. Hâte-toi donc d'annoncer la nécessité où l'oi

e s'amender si l'on ne veut périr misérablement dans 1<

e. Quant à toi , après avoir accompli mes ordres , rends-

romptemeut à Tours , à ma basilique. Je t'y visiterai e

'tiendrai du Seigneur ta guérison. — De grâce, seigneur

end le pauvre , dis-moi qui tu es , et quel est ton nom? — J<

Martin , évéque de Tours. > Gomme le saint achevait ces

, le pauvre se réveille. Aussitôt , il prend son bâton , s(

en marche dans la direction ordonnée et annonce au peuph

ui lui est commandé. Sept mois après cet événement, il s<

^ à la sainte basilique. Là , il reste prosterné pendant troi:

^s ; le quatrième , il est visité par la vertu du saint. Ces

même qui, entièrement guéri de son infirmité, racont

Xt cette histoire.

vie du saint se lisait publiquement à l'Église. C'est a prouve le fait suivant ^

La fête soleooelle du gloriew confesseur était furrivQe. Des troupes nombreuses de peuple s'étaient rassemblées pour la célébrer. De ce nombre était un homme qui avait un bras contracté. Collant ses lèvres sur le bienheureux tombeau , Tarrosant de ses larmes , implorant de la voix le secours du saint, il attendait, plein de foi, ses bienfaits accoutumés. Enfin , les prêtres s'avancent pour l'office de la solennité ; le clerc, chargé de faire la lecture , commence à lire la vie du saint confesseur. A ce moment , le bras de Vinfirme se redresse ; et , lui-même , il se lève guéri , à la vue de tout lè monde.

Quittons un moment le Livre des Miracles, pour recueillir rs:£-C-l dans l'Histoire des Francs , du même auteur, quelques faits .^^Sl dont la place est marquée ici par la chronologie.

Plusieurs de nos rois , dans leurs maladies , se sont fait porter au tombeau du saint. Soit qu'ils eussent auparavant épuisé l'art des médecins , soit qu'ils aient tout d'abord ioiploré avec foi le secours du bienheureux , ils ont recouvré U santé. D'autres y ont trouvé la paix. C'est ce qui arriva en 566 * . En effet , les fils de Clotaire , prêts à décider par les armes leurs différends, dans le partage du royaume, s'étant, contre toute attente , réconciliés , on n'hésita pas à faire honneur de cet heureux événement à la vertu de saint Martin. Le jour même où les princes firent la paix trois paralytiques furent redressés dans la basilique du bienheureux.

De grandes réjouissances avaient lieu jadis à la fête de saint Martin. La perspective du carême qui la suivait y était peut*' être pour quelque chose. On les attribue cependant plutôt aux miracles qui illustraient son tombeau et surtout à çeu^ qui (^'opéraient sur le vin , dont voici un exemple '.

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