Id. Ibidé , c
plusieurs personnes. Quant à sa mère , ajoute la légende de sa généalogie S et aux autres personnes qu*il avait conquises au salut , il leur procura le baptême par les mains de ses grands-oncles Martinus et Amnarus. En effet, ces derniers étaient parfaits chrétiens, et exerçaient même les fonctions épiscopales. Hilgrin et Tautre Amnarus, ses oncles, furent aussi baptisés avec leurs sept fils. Ces deux vieillards qui étaient jumeaux ne partagèrent point entre eux l'héritage paternel; ils voulurent se contenter d'une seule maison, d'un seul fonds de terre, et y vivre ensemble avec leur famille. L'année même de leur baptême , ils entrèrent dans la voie de toute chair. Leurs sept fils, ayant vendu leurs terres, en distribuèrent le prix aux pauvres, et renvoyèrent libres leurs esclaves. Ils se renfermèrent ensuite dans une retraite. Là, ils vaquaient à la lecture , à l'oraison et à la psalmodie. Ils n'avaientgardéquedeuxserviteurs pour leur rendre les services nécessaires. Ils vivaient ainsi en bonne harmonie, agréables à Dieu et aux hommes. Les restes de leur nourriture, portés aux malades, eurent *la vertu de les guérir sur-le-champ. Tel est le récit de la légende.
Après le paganisme , un autre ennemi appela notre héros au combat, dans ses propres foyers. C'était l'hérésie.
Ici, avec un historien moderne, nous ferons une observation qui s'applique non-seulement au récit suivant , mais encore à beaucoup de faits, qui se rencontreront dans la vie de notre saint. Comme l'Église, dit cet auteur *, est un champ oii le bon grain et l'ivraie croissent pêle-mêle jusqu'à la moisson, il ne faut pas s'étonner d'y voir en tout temps l'ivraie mêlée au bon grain ; d'y voir, à côté des saints personnages, plusieurs autres
i. nist. VII Dorm. , c. 4.