‹ Histoire de saint Martin, évêque de ToursChapitre 152 sur 155 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

kuim; complète de l'église saint-martiiv de todbs.

Avant de retracer la catastrophe qui tit disparaître du sol finançais le plus beau monument qui eût été consacré i la gloire du patron de la France , disons ce qu'il advint de ceux que la piété lui avait érigés dans la ville d'Amiens.

' Lorsque les Célestins prirent la place des chanoines réguliers de Tabbaye de Saint-Martin d*Àmiens , Tancienne église en partie construite par Tévéque Guy, en 1073, dont les èhapelles absidales avaient été bâties vers 1247 , par Tabbé Pierre I" , et le chœur réédifié en 1530 par Tabbé Mathieu de la Vacquerie, existait encore. Ce ne fut qu'en 1725 qu'on décida la démolition d*un monument si vénérable, parce que, dit-on , il menaçait ruine. Il est possible qu'à cette raison se joignît pour les Célestins le désir d'avoir une église neuve dans le goût du temps , à la place d'une vieille construction

qui devait exiger on grand entretien , et celui moins honorable encore de faire oublier le nom de l'abbaye de SaiiH^ Martin , c ce qui ne sera pourtant jamais , ajoute un historien du temps ' , puisqu'elle fut , il y a si longtemps , bâtie à Thonneur d*un si grand saint, en mémoire d*une sienne si célèbre charité.»

La démolition commença le 2 septembre 1725 , et fiit achevée en six mois, c toute matérielle , dit un manuscrit^, si haute et si épaisse qu'ait été cette église.» La dépense s'éleva à 4,298 francs. La nouvelle église dont M. Sabatier, évéquc d'Amiens, posa la première pierre, en 1726, fut immédiatement reconstruite et ccmsacrée six ans après , par le même évéque , sous le nom de Saint-Martin et de Saint- Antoine.

Les Célestins ayant été supprimés, M. de MachauU , dernier évéque d'Amiens , avant la révolution, transféra dans leur maison les chanoines de Saint-Nicolas. 11 v établit ensuite un petit séminaire.

L'an m de la République . le tribunal fut installé dans les bâtiments de l'ancienne abbaye reconstruits par les Célestins: mais Téglise, devenue inutile, ne fut -pas conservée. Deâ restes assez considérables sont néanmoins demeurés debout presque jusqu'à nos jours. Ils n*ont complètement disparu i]ue depuis une vingtaine d'années, alors qu'on voulut décorer d*une laçade de ce côté , l'ancien couvent , devenu Palaisile-Jusiice.

Au midi de la ville, et à peu de distance de la cathédrale , on trouve aujour^rhui une petite rue , allant de Test à l'ouest <»l longoani un Mliment considérable, avec Tinscription : rue

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