Surius , 13 sept. — Brev. S. Mart
monastère dllippone , des enfants, des esclaves et de simples catéchumènes. La suite de cette histoire ramènera sous nos yeux, le nom de Maurilius. L'autre disciple de saint Martin, à Milan, s'appelait Gaudentius *. U était aussi, selon sa légende, d'une très-noble famille. Jeune encore, et avant de connaître Martin , il s'imposait à lui-même le frein de l'oraison et de l'abstinence. Beaucoup de ses compagnons d'âge le visitaient alors, et lui, il les instruisait dans la perfection de la vie chrétienne. Dès ce temps-là, il avait commencé à s'illustrer par des miracles. Toutefois , l'ennemi du genre humain lui suscita des adversaires qui traversaient les pieux desseins de ce jeune apôtre. Voyant leur opiniâtreté, Gaudentius en conçut un grand chagrin. C'est pourquoi , regardant comme rien les Uens de la chair, il ne vit plus dans ses compatriotes que des ennemis de la foi catholique, et les prit en horreur. U quitta donc sa patrie et se rendit à Novarre. Là, il trouva le prêtre Laurent qui convertissait beaucoup de monde, et qui fut plus tard martyrisé. Il travailla quelque temps avec lui au salut des âmes. Ensuite, il est certain , ajoute la légende, que Gaudentius s'adjoignit et s'attacha comme secrétaire au bienheureux Martin , dans la métropole de Milan , à cause de la glorieuse doctrine de ce grand homme. Cette légende l'appelle le plus habile de tous les secrétaires. En quoi consistait sa fonction auprès de l'illustre confesseur? On croit que saint Martin l'employait à transcrire des livres. Gaudentius quitta Martin pour se faire le compagnon d'exil de saint Eusèbe de Verceil , et monta dans la suite sur le siège épiscopal de Novarre.
Notre saint espérait peut-être que le temps était venu pour lui de goûter enfin les déhces de la vie monastique , ce rêve