‹ Histoire de saint Martin, évêque de ToursChapitre 32 sur 155 · Théod. Burette, Gafa. deLUt · texte numérisé non relu

Théod. Burette, Gafa. deLUt

dédaignées de la science. Ds continuèrent par vertu ce qu'on avait fait par instinct et, sans cette sublime intervention du sentiment religieux, peut-être la littérature ancienne auraitelle disparu. De Tinstitution des monastères date Textension universelle de la littérature chrétienne. Jusque là elle n'avait fait que s'établir avec les écoles, sans chercher toutefois à entrer en lutte avec elles. Bientôt elle devait régner presque seule sur la société. »

Le saint employait le feu à la destruction des temples profanes. C'est ce que prouve le fait suivant*.

Martin opéra vers le même temps et dans une œuvre semblable un prodige qui ne le cède pas au précédent. Il y avait dans un bourg un temple très-ancien et très-célèbre. Le saint y mit le feu. Une maison s'élevait tout près de l'édifice , ou pour mieux dire y était adhérente. Poussées par le vent, les flammes en tourbillons se portaient de ce côté. Martin s'en aperçoit : il court en toute hâte , monte sur le toit de la maison , lequel, selon l'usage de ce temps . était en plate-forme , et se présente à la rencontre des flammes. Alors, chose étrange ! on vit le feu se retourner contre le vent, et ces deux éléments se livrer en quelque sorte bataille. Grâce à la puissance de Martin , le feu ne fit son œuvre que là où elle lui fiit marquée.

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