I. Salp. 8«v. , Dial S, a
buait à eette cause rafftiUteseineDt de sa pmssaiiciê mt les démons. Entend-il que Martin avait de la répiigDattéë"k dévoiler le crime d'Ithaœ et des évéqnes ses partisans ?'Mâlâ c'était un faiX imi)é, ee semble, dans le domaine ptabKe. D'aiUenrs sa eommttDîoB avec eux , qil*il se reptodluât ^ 'en disait; bien plus eace sens que la^^ion <»a>les •parolesi'de range. Enfin, révéque eraignait-il d'aiveuer <pl*iiD'ailg^toî avait parlé face à face à une époque où, selon lui, sa fiiiMesi^ Tarait particulièrement rçndu indigne de cette âv^ar tdu Ciel? Ces mystérieuses délicatesses d'une flme si sainte échappent à notre investigation* :>
Saint Ambr(Hse -parlant de certains évéqu%: -« Us ne prenQiept^ucuneme];it,4itril> le i^i&mîiffmeklitpaimdU Christ. » Cette expression faisait allusion aol parole^dn Sauveur : « Je vous donne ma paix ; je vous laisse ma paix. » Elle semble avoir été, à cette époque, cbère k la piété chrétienne. C'est, comme on l'a vu , c^lle qu'employa saint Martin pour tromper la précaution des Ithaciens.
L'ordination de Félix, à l'occasion de laquelle il consentit à communiquer avec eux, était nécessitée par la mort de saint Britton ou Pritannj^j^^yi^m^^ Trêves, le même qui avait protégé Ithace , contre les oflSciers envoyés par Macédonius. L'historien de saint Félix représente celui-ci comme uni d'amitié avec notre saint; comme ayant, dans cette lutte, résisté avec lui et succombé avec lui. « Il s'était, dit-il, aussi rendu avec lui au palais pour fsdre révoquer les ordres sanguinaires. » Ce n'est pas du reste le seul hagiographe qui mette la gloire de son héros à l'abri de celle de Martin.
Au sujet de cette communion avec les Ithaciens , il faut se rappeler qu'aucune sentence ecclésiastique ne les avait encore frappés. On conçoit d'ailleurs que saint Martin ait cru pouvoir, pour un puissant intérêt de charité, communiquer avec
les IPUWttidS: eslwés eoup2d)les par iui-méme ; mais on peut dom4t;!i^$;il^eât voului même pourice motif , vioter là règle de i^quii d^ndysous peinetl'excommutiication, de commadausisr prière avec les excommuniés. Quoi qu^n en ielite faute nous feit aimer davantage œtre saint, en qui nCD^i^s-r^eomiaissons un frère à ce signe de fragilité. Quant aij.: lî^ ou.il fit! consolé par un ange, on y éleva dans la suite uxa^ lacMiastèreL ■-
seize années que \$ saint, au rapport de son historien,
ensuite nous ont obligé à rapporter cet événement à la
dute de 382 , quoique des auteurs le placent cinq ans plus
lard-v /et regafdent ce voyage comme son dernier k Trêves.
'Koiis>isom)uès'd'aèoord sur ce point av^ Thistorien des
^▼*9nfe»df Tonrs.
CHAPmuB XVI.
SAIIST MARTIiN OBTIENT LES RELIQUES DES MARTYRS THÉBÉBNS.
Cependant , cinq ans après leur départ de Tours . les sept cousins du bienheureux revinrent, dit leur légende, * bien portants de leur pèlerinage; ib Tâyaient fait pieds nus, vêtus de laine, ne se nourrissant que de pain et d*eau avec des herbes crues. Ils se présentèrent h Martin avec beaucoup de reliques, à savoir du tombeau du Seigneur et de sa trèssainte croL\ i du tombeau de sainte Marie , mère du Seigneur , et de ses vêlements. Ils avaient aussi des reliques des apôtres Pierre et Paul , de Jacques , frère du Seigneur , et de beaucoup d*autres. Le bienheureux reçut ces dons précieux avec vénération, et les plaça honorablement dans Tabside' de sa grande église. Quant aux sept frères, s'abandonnant corps