‹ Histoire de saint Martin, évêque de ToursChapitre 55 sur 155 · I. Bist. Sept DoniL> n. S · texte numérisé non relu

I. Bist. Sept DoniL> n. S

6t itùe à Martia et aux rellgietkt qui habitaient le monastère , ils firent vœu de ne plus sortir de cette sainte retraite. L*évêque le» reçut avec joie au nombre de ses disciples , les revêtit de Thabit monastique et les confirma dans cet état par sa bénédiction. Il leur donna pour logement une grotte creusée dans le flanc de la montagne où il les renferma , après leur avoir fait un oratoire dans le rocher même à l'entrée de leur cellule. Il y bénit un autel où il mit de sa propre main quelques-unes des reliques apportées par ses cousins. Ensuite , il ordonna Clément et Prime, prêtres, Létus et Théodore , diacres, Gaudeus, Quiriace et Innocent, sousdîacres. Les saints redus demeurèrent dans cette cellule , y faisant leurs délices du jeûne, du silence, de la lecture et de Toraison.

L*oratoffe dont il est ici mention était , suivant la tradition , cehî qui naguère encore se voyait auprès de la basilique d^Marmontier, aujourd'hui détruite.

Racontons maintenant les pèlerinages que le saint fit lultnéme, et disons comment il obtint aussi des reliques précieuses.

Il était un jour parti de Gandes, bourg de son diocèse qtt*il visitait souvent , et se rendait par dévotion à une église de la bienheureuse Vierge Marie, située au bord de la Vienne, et illustre par les nombreux miracles de la mère de Dieu. En chemin , il rencontre le saint abbé Maxime : c'était ce disciple qui l'avait jadis quitté pour se rendre au monastère de nie Barbe. îl y était en effet demeuré quelques années ssita autres meubles qu'un calice , un missel et un volume des Évangiles. Son mérite ayant été aussi découvert en ce lien, où il fut élu abbé, il était revenu dans notre province. Trouvant sur ie territoire de Chinon une solitude à son gré il 8*y anéta, résolu d> bâtir un moitastère. C'était, dit sa

lêgeude» uu endroit où La rivière de Yienue coup^ la va^te éteodue d'un pays désert. ..::

Son. ancieii maître, par de pieuses paroles, rengage ^t^compagner dans un pèlerinage qu*ii a résolu de faire pour hgoorer Iqs saints lieux de ^mi^, ilais &bxiine.s*y rdEose , car u lui tarde d*élever au faite son monastère encore 4aQs les fondements. Ainsi, notre évéque se dispose seul à pfurtir. En retournant à ses travaux de construction » Maxime çnoiite dans une barque pour passer la rivière. Soudain Jes Qots s'émeuvent, la barcfue est submergée et le moine disparadii dans les eaux. U y eût péri, si, comme Jonas , il u'e^t été sauA é par un miracle. Au milieu de la masse des eaux qui V^uvebppent , il est préservé de tout mal par Thabit du bienheureux Martin dont il lui semble être entouré de tous côté^ Apprenant Taccident, celui-ci accourt en tout hâte. JU cornmande à son disciple de sortir du fleuve; Maxime* ^ainsi délivré, se présente joyeu:^ à son mstftre, qui lui £^ de tendres reproches sur son précédent refus. Changé par cet avertissement du Ciel , l'abbé consent à tout ce que veut révéque et accepte volontiers le voyage qui lui a été proposé.

Ce préambule du pèlerinage à Rome nous est révélé par la légende de saint Maxime insérée en son ofBce , au propre de son église, aujourd'hui veuve de tout clergé*.

Le lieu oii se rendait saint Martin en quittant Candes , nous semble être le bourg actuel de Kivière, auprès de Chinon , sur le bord de la Vienne , où subsiste encore une église romane, dédiée à Notre-Dame et fréquentée jadis par de nombreux pèlerins. Quant au miracle qui sauva Hilaxime , on en lit un semblable dans la vie de saint Julien ,

Page 1