Sulp. Sev., Vit, B, M. n. U
dont Teau d*un goût ferrugineux est trës-salubre comme boisson. Suivant des traditions locales , Martin encore tout enfant, s*était fait , sur le MontrSacré , un oratoire où il allait souvent prier.
La légende qui nous a donné sa généalogie ^ dit que le grandpère de notre saint mourut accablé d'années , peu de temps après la naissance de son glorieux petit-fils. Il légua son bien à son aine , lui laissant le soin de pourvoir à Texistence de ses plus jeunes frères, Hilgrin et Amnarus. Le tribun Florus conduisit avec fermeté les affaires de la famille , et unit ses deux frères aux plus nobles filles du pays ■. Hilgrin eut quatre fils, Clément, Prime, Létus et Théodore. Âmnarus en eut trois, Gaudent, Quiriace et Innocent.
Pour Martin , il fut élevé à Ticinum ' , cité des Insubres , aujourd'hui Pavie, dans le Milanais, où ses parents, à ce qu'il semble , s'étaient retirés. La cause de cette émigration lointaine fut peut-être l'ambition de son père qui voulait se rapprocher du centre des affaires publiques. Cet homme qui , de simple soldat, était devenu tribun militaire, grade équivalent dans l'armée à celui de consul dans l'empire, essaya d'inspirer à son fils le goût de sa profession , espérant sans doute le faire parvenir aussi au tribunat. Mais , dès ses plus tendres années , la sainte jeunesse de l'illustre enfant respira , pour ainsi dire , dans la servitude divine. En effet , Martin avait dix ans. A cet âge, malgré ses parents, il s'enfuit à l'église des chrétiens , et demanda d'être fait catéchumène. Cette faveur lui fut accordée. Le prêtre lui imposa les mains et marqua son front du signe de la croix. D'après la légende citée *, il
î. nist. vu Dorm., c. 2.