‹ Histoire de saint Martin, évêque de ToursChapitre 62 sur 155 · Maan, Ëccl. Tup. , p · texte numérisé non relu

Maan, Ëccl. Tup. , p

Les autres places se comptaient à partir de la première d^ gauche , de manière que le dernier convive se trouvait auprès du premier. Maxime était donc couché à la droite, 1^ consul Evodius à la gauche. Après Evodius venait le frère d^ Tempereur, puis le prêtre de lévêque : Toncle de Maxime , le moins considérable des conviés se trouvait auprès et à la gauche de Maxime lui-même. Saint Martin, comme ne pouvant être comparé à personne , n*était pas couché sur le lit avec les autres , mais assis en dehors du sigma , sur un siège séparé.

Au dire du poète S tous les convives laïcs de ce festin y étaient venus revêtus de la robe de cérémonie qu'on appelait trabée. Elle était pins courte, et d*une étoflTe plus fine que la robe ordmaire appelée toge. Quant au festin luimême , cet auteur nous en fait une description éblouissante. Tout , dit-il, dans la salle du festin , bnlle d ornemrats yariés. Les murs sont décorés par la peinture , le sol par le marbre , h voûte par les métaux précieux. Mosâques, perles , vases d*or et d'argent ciselés, parfums, liqueurs exquises, y sont en abondance. Tout ce que la mer, la terre et le ciel produisent de plus délicieux, poissons, oiseaux et fruits, y avait été apporté. Les buffets sont ornés de tapis de soie , brodés de fleurs. Sur le lit des convives se confondent la pourpre et 1 or tissus ensemble. Les pjenrmes rayonnent de toutes parts, sanées sur les tentures. Des tapissmes suspaidues aux entrées de la salle en forment la mcMe clôture, sans cesse agitée par le passage de nombreux valets. Les valets eux-mêmes» tous du même âge, y brillent dune égale magniSeenee et leur costume v arté est le même pour la beauté. Enfin, tout ce que la bouche d'un jNrkKv peut denander,

Page 1