SAINT PAULIN, SAINT ALYPE ET SAINT AUGUSTIN
Ces [V- miers travaux de Paulin à Noie ajoutèrent à. l'éclat de sa conversion et de sa retraite. On n'admirait pas seulement en lui la merveille de son dépouillement volontaire, on y voyait de plus une précieuse conquête pour l'Église, et on saluait déjà le lever d'une nouvelle lumière sur l'Occident. La Gaule, l'Espagne , l'Italie commençaient à tourner vers lui leurs regards; sa réputation parvint immédiatement jusque dans l'Afrique, qui entretenait de si fréquents rapports avec l'Italie : nous venons de voir que saint Augustin en entendit parler par des frères, comme il les appelle , qui appartenaient probablement à son monastère de Thagaste; Paulin lui-même, soit pour étudier ces communautés naissantes, soit pour saluer de sa part les évêques africains, avait fait partir pour l'Afrique Julianus , un de ceux qui l'avaient suivi à Noie < ; tous les évêques de cette grande Église tres-
1 Hominem nostrum Julianum. (Epist. m, ad Alypium.)