CHAPITRE TROISIÈME H
l'avantage. Par là peut-être s'explique en partie pourquoi Ausone ne sut jamais sortir du littéraire, ni mettre dans sa vie plus de sérieux et de christianisme; tandis que Paulin, porté plus loin par le travail de son esprit, et une suite de circonstances providentielles , jusqu'au christianisme et jusqu'à la sainteté, devenait, en même temps que chrétien et saint, un plus grand écrivain et un plus grand poète. Ce goût des spéculations philosophiques, qui aurait pu être et qui fut un nouveau péril pour lui, n'en fut pas moins aussi le point de départ de sa conversion, et le puissant auxiliaire de toutes les influences bénies qui l'achevèrent. C'est ce travail lent, accompli par Paulin sur lui-même, avant son baptême d'abord, plus tard après cette première conversion, qu'à travers les lacunes des textes, en les rapprochant et les fouillant, nous devons maintenant rechercher, et retracer aussi exactement qu'il nous sera possible.