AVANT -PROPOS XIII
à prendre un parti sur des questions controversées, et à contredire plus d'une fois des érudits du premier ordre, nous avions besoin de regarder avec le dernier soin à toutes les questions; d'ailleurs, et les vrais érudits le savent bien, rien, dans les détails même qu'on pourrait croire superflus, n'est indifférent en critique. Il n'y a donc pas, nous pouvons l'affirmer ici avec simplicité, un seul point, concernant les œuvres et la vie de notre saint, sur lequel nous nous soyons résigné à écrire avant d'avoir réussi à nous faire une opinion motivée. Nous affirmons que nous avons toujours eu nos raisons pour préférer une opinion à une autre , quoique, pour éviter un appareil exagéré d'érudition, nous ne les donnions pas toujours. Ce n'est pas à dire qu'avec tout le labeur possible on arrive toujours à la certitude; mais ceux qui veulent qu'on ne procède jamais que par affirmations nettes et absolues, et qui n'admettent pas les conjectures, même quand elles sont sérieusement motivées, restreignent trop la critique et l'histoire. Seulement, ce qu'il faut, c'est de ne présenter comme' certain que ce qui l'est, et comme probable que ce qui est Bolidement appuyé : nous croyons ne nous être jamais écarté de ce principe.
Reste maintenant la question d'art, qui ne