II
permis d'aller cultiver cette pauvre Eglise naissante ^ » Par la prise de possession de. Madagascar, saint Vincent de Paul avait mis sa congrégation sur la route des deux Amériques, des Indes, de la Chine et du Japon. Accablé par ses quatre-vingt-cinq ans, ne quittant plus son fauteuil, son grand esprit, son vaste cœur, parcourait incessamment ces immenses régions, où il désirait envoyer ses disciples. On le voit s'occuper successivement de préparer des missions pour l'Asie, la Perse, Babylone, le Brésil. Il songeait à la Chine. Quatre ans après sa mort , un missionnaire sollicitait la permission de pousser jusque-là, « Si vous nous obtenez cette grâce , après avoir parcouru toutes les contrées de l'île Saint -Laurent, j'irai jusque dans la Chine, le Japon et autres terres infidèles, frayer le chemin à notre congrégation pour y rendre à Dieu et aux âmes le service qu'elle rend dans l'Europe. Aussi était-ce le dessein de notre bienheureux père que je passasse jusqu'à la Chine. » Presque toutes ces missions se sont réalisées depuis ; mais saint Vincent de Paul ne les a vues que du haut du ciel.
1 Abelly, t. I, p. 451.