‹ Histoire de Sainte-Barbe (volume 3)Chapitre 101 sur 145 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

La presse clandestine des jansénistes et les convulsions de Saint-Médard. — Gouvernement des Communautés après M. Durieux. — Prosélytisme compromettant pour le nom de Sainte-Barbe. — Première visite de police. — Réforme des Communautés décidée. — Journée du 7 octobre 1730. — Effet produit dans le public.

Un Gilptin, nommé Paul Collard (il fut Toncle maternel de Royer-Collard), se \it mandé à la fin de ses études pour professer au séminaire de Boulogne, Il ne resta pas longtemps en place. Une escouade de soldats \int le prendre un matin dans sa chambre et le conduisit jusqu'à la porte de la ville, d'où il fut prié de sortir. Il retourna à Sainte-Barbe, et y fut employé comme maître; après quoi il se retira au faubourg Saint-Marceau, dans la compagnie du diacre Paris, personnage aussi obscur en son vivant qu'il fut célèbre après sa mort^

M. Paris était un jeune homme de bonne famille qui, prenant l'Evangile au pied de la lettre, avait vendu tout son bien pour le donner aux pauvres. Il vivait du travail de ses mains, faisant des bas au métier. Après sa rude journée, il copiait, pour les répandre, divers écrits de MM. de Port- Royal. Sa constante préoccupation était de propager l'œuvre de

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