Suite du I^écrologe, t. VI, p. lûQ
L'élève, rappelé à lui-même par cette réprinoande, se mit à écrire les étiquettes'.
M. Roussel se confina à Troyes, et y mourut peu après, d'une hydropisie*.
M. Denattes eut le bon esprit de se rendre tout . d'abord à Auxerre, où il y avait un ëvécjue, M. de Caylus y qui ne demanda jamais à son clergé ce qu'il pensait de la Bulle. Il devint curé de l'une des paroisses de la ville longtemps avant son collègue Creusot*.
M. Lasserai trouva la même faveur auprès de l'évéque de Soissons, mais après avoir passé par beaucoup de traverses. En 1747 il fut enlevé du lieu de son exil, et amené à la Bastille. Son persécuteur fut le fameux Boyer, qui le considérait comme un des plus grands jansénistes du royaume. Il mourut chanoine de SaÎDt- Jean-des-Vîgnes en 1773. Dans son testament il rendit grâce à Dieu de l'avoir conduit dès ses jeunes ans dans la Communauté de Sainte-Barbe, « où je n'ai eu, disait-il, que de bons exemples, et où j'ai puisé une doctrine pure, par laquelle j'ai été préservé de toute signature préjudiciable à la vérité*. » Dans le même acte il réitéra son adhésion à l'appel contre la Bulle, et confessa les miracles opérés sur le tombeau du diacre Paris, s'écarlant sur ce dernier point de la doctrine de son condisciple Gourlin et de son maître Besoigne,
i , Abrégé de la vie de M. Creusot, curé de la paroisse de St- Loup d* Auxerre, décédé en odeur de sainteté, le 31 décembre 1761. In.l8, sansl., 1764.