Nécrologe des Amis delà Vérité, p
2. Prudhomme, Les révolutions de Paris, n° 3, 26 juillet el 1" août i 789.
Un jeune homme qui avait ouvert à Lunel en Liansuedoc. avec l'autorisation des consuls, une école où Ton apprenait un commencement de latin , fat obligé de s'enfuir. Une lettre du cardinal de Fleury l'avait désigné aux poursuites de Tintendant de la province comme « échappe de Sainte- Barbe, janséniste et pire que janséniste ^ » «
M. Salliot, ancien maitre des rhétoriciens sous Thomas Durieux, fut chassé du collège de Crépy, dont il était devenu principal*.
M. Ploix, autre gilotin, dut fermer un établissement qu'il avait formé à Vitry-le-François'.
Dans les premiers jours qui suivirent la mutilation de la Communauté, quand on vit que la plupart des familles reliraient leurs enfants, le lieutenant de police appela chez lui tous les maîtres de pension qu'il savait disposés à recevoir chez eux de ces réfugiés. Il demanda à l'un d'eux, M. de Franqueville, combien d'élèves de Sainle-Barbe étaient entrés dans sa maison. « Un seul, répliqua-t-il. — Qui vous a donné la permission d'en prendre ? M. le cardinal vous le défend, et si vous le faites, vous aurez une lettre de cachet. » Ce maître, nouvellement établi, se plaignit du tort qu'on lui faisait en le soumettant à des prescriptions qui gênaient son entreprise. Il ajouta que cependant il se soumettrait aux ordres du roi quand ils lui seraient signifiés. Là-dessus M. Hérault s'emporta, (t Comment, s'écria-t-il, est-ce que je ne représente pas la personne du roi ! Ah ! vous voulez des lettres