Journal de Barbier, t. I, p
vaient déjà tirée de peine. Ceux-ci cassèrent la sentence du prévôt, en se fondant sur ce qu'il n'y avait: pas de mutation^ et que si Gaiilande était mort, le roî^ véritable propriétaire, n'avait pas cessé de vivre*.
Le cas était très-litigieux. Le baron de Beauvais ne se tint pas pour battu : il recommença ses poursuites jusqu'à ce que la Communauté eut imploré de nouveau l'assistance de Louis XV. Le Conseil d'État, encore une fois consulté, reconnut qu'il était bien difficile de débouter le seigneur de Gentilly de sa demande ; qu'en outre les occasions ne lui manqueraient pas pour susciter plus tard mille autres embarras du même genre; enfin , qu'il y aurait plus de profit à se dessaisir qu'à tenir dans une position si défavorable. Ces raisons amenèrent le roi à déclarer qu'il n'était pas d'avis que la Communauté continuât à jouir de cette maison*. En conséquence, celle-ci fut vendue au profit de l'établissement , qui en mit l'argent dans sa caisse.
Comme les parties de plaisir à Gentilly étaient entrées dans les habitudes de Sainte-Barbe, M. Ducrocq remplaça la propriété onéreuse qu'on lui fit abandonner par la location à très-bon compte (300 livres par an) d'une maisonnette, sise au même village, à laquelle attenait un grand jardin planté d'ormes ^