‹ Histoire de Sainte-Barbe (volume 3)Chapitre 121 sur 145 · Mémoire pour la Communauté, S · texte numérisé non relu

Mémoire pour la Communauté, S

2. Arrêt du 6 août 1751, notifié le 1 1 janvier 4752 à maître Pigorier, procureur de la Communauté, et à Ducreux, portier du collège, Archives de TEmpire, S. 6846.

3. Contrat du 26 mars 1754 avec messire Louis Miotte de Ravanne, chevalier, seigneur du Fay, grand maître des eaux et forets du département d^Orléans, Archives de PËmpire, S. 6846.

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Vers le même temps, la protection de Tarclievéque de Paris valut à la Communauté rétablissement fixe de vingt-deux bourses, dont sept furent payées sur le revenu de la mense épîscopale , et les quinze autres SUT l'excédant de la chapelle du roi. Le cardinal de Rohan , alors grand aumônier de France , et M. de Beaumont prirent cet arrangement de concert, en réservant pour eux et leurs successeurs la nomination des sujets qui seraient pourvus de ces bourses. Fixées les unes à 200, les autres à 150 livres, elles n'acquittaient qu'une partie de la pension, qui était de > 300 livres. Les boursiers devaient payer le surplus, et en outre apporter en entrant un lit, une table, deux chaises et le linge nécessaire*.

Les pensionnaires qui ne jouissaient pas de ce secours étaient dispensés de la fourniture des meubles, xaaiis ils payaient Tétrenne de leur arrivée par quelr ques menus frais supplémentaires', savoir: 10 livres pour le lit , plus 3 livres pour l'entretien de la chapelle, et un denier à Dieu de 12 sous au portier. Ils étaient encore soumis à une rétribution d'environ 6 livres par an que la maison payait pour eux aux professeurs du Plessis sous le nom de « bougies des étudiants^ » Nous ne saurions donner une explication exacte de ce droit. Ce devait être un don bénévole, devenu obligatoire par la coutume, car depuis 1719 l'instruction fut réputée gratuite dans les collèges. Ij'Université, ayant cédé ses messageries à l'État, réce-

\, Journal du Citoyeu, 1754, art. Collège de Sai nte- Barbe ; Tableau universel et raisonné delà ville de Paris (1757), p. 146.

2. Comptes de la Communauté, aux Archives de PEmpire, H. 3254.

vait en échange la vingt-huitième partie du revenu de la ferme des postes, sur quoi elle avait pris l'obligation de servir à ses régents un traitement complet.

Le taux ordinaire de la pension dans les autres collèges était de 450 livres. Il y avait donc économie d'un tiers pour les enfants qu'on mettait à Sainte- Barbe. Malgré la modicité du prix, on tenait compte aux parents' du temps passé hors de la maison , soit pendant les vacances, soit pendant les maladies. Le payement se faisait à trois termes appelés quartiers, et par sommes inégales de 120, 80 et 100 livres ^

De quelque façon qu'on s'y prenne pour établir le budget de la Communauté, on ne trouve pas que ses recettes se soient élevées à plus de 95 000 livres. Avec cela il fallait payer les loyers de la ville et de la cam<pagne, exécuter les réparations locatives, servir les honoraires de vingt-trois supérieurs et maîtres, salarier quatre personnes de service , alimenter environ trois cents bouches, subvenir aux frais de chauffage et d'éclairage, enfin acquitter les dépenses qu'entraînaieqt les fêtes et divertissements*. On peut juger d'après cela quelle économie était imposée à l'administration, et comment le déficit pouvait naître de la moindre éventualité fâcheuse.

i. ïhiéry, Guide des amateurs et des étrangers voyageurs à Paris(l787), t. II, p. 276.

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