‹ Histoire de Sainte-Barbe (volume 3)Chapitre 130 sur 145 · Comptes de la Communauté · texte numérisé non relu

Comptes de la Communauté

leur représentait comme an modèle de candeur et de bonté :

Diva suum Baduelem Barbara jactat * .

Quelques-uns ont avoué que cette bonté dégénérait quelquefois en faiblesse. Il n'en faut pas davantage pour expliquer certains désordres contre lesquels on dit que l'excellent abbé eut à lutter pour ses débuts de supérieur général*. Il n'en était pourtant pas à TappreÉitissage du commandement^ car il avait passé par tous les emplois de la maison. Mais donner l'impulsion est tout autre chose que la recevoir, même dans le poste le plus éminent. D'ailleurs le mécontentement qui devait résulter des changements introduits dans le régime intérieur aurait rendu la position difficile pour n'importe qui.

M. Baduel parait s'être inspiré de la politique des empereurs romains, qui calmaient les frémissements de la multitude en la tenant occupée par des spectacles. 11 y eut dans les premiers temps de sa direction un véritable débordement de représentations scéniques. La tragédie et la comédie furent données aux Barbistes non plus seulement pendant les vacances, mais à toutes les fêtes de l'année ; non plus seulement à Gentilly, mais à Paris, et cela quoique l'Université, depuis RoUin, eût proscrit vingt fois ce genre de divertissement; quoique le parlement l'eût défendu à son tour après l'expulsion des jésuites % quoique

i . Billecocq, Plessxi gymnasii encomium,

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