Hermès Romamis^ 1. 1, p
fonda à Paris en 1 81 7 ^ ; plusieurs aussi virrat Je jour dans leur primeur. Les bienfaits du gouyemenient de Louis XVI inspirèrent nombre de tirades et de pasto- .raies, que la Communauté s'anpressa de faire imprimer pour les offrir soit au roi^ soit à ses ministres ^.
Il faut parler de ces bienfaits du nouveau rqgne.
Si , comme le donneraient à entendre les vers au roi ci*<lessus rapportés, TÉtat songea un moment à s'approprier la maison de Gentilly, cette idée fut bientôt abandonnée. Loin de rien perdre du sien, Sainte-Barbe vit au contraire s'ouvrir pour elle la source d'une fortune inespérée. Ses protecteurs la mirent dans les pa{Hers<le M« de Calonne, cet aimable ministre, dont la doctrine fut de ne jamais rien refuser aux personnes qui en valaient la jieine. Tout d'abord il accorda un secours annuel de 12000 livres
i . Barber a Hermès Romanus^ ou Mercure latin, par J. N. Barbier-Vémars, Paris, 6 vol. in-l 2, 1 81 7-1 84 9,
2. Voici l'indicatioii de plusieurs de ces pièces que nous avons retrouvées & Sur la démolition du petit Châtelet, pièce signée « Les muses de la vieille Sainte-Barbe, » Betmes romanus, ^ i» P- ^^^j l'Invention du paratonnerre, par De Wailly, pièce couronnée au concours générai de l'ancienne Université, ibid^ p. 10; Sur les expériences de Mesmer (1784), /A? J., t. IV, p. 914;^^ wg«m (remercîment pour le secours annuel accordé par le roi à la Communauté), in-4, 4 784 ; Illustrissimo viro D, D, de Galonné, supremo regii œrarii prasfectOyregm administra^ regii ordinis sancti Spiritus corn" mendatori^ Pastorale carmen (Lycidas, Melibaeus), in-4 (1784); Serenissimo principi Ludovico Carolo^ duci Normanniœ ^ recens nato, sodiditii Sanctm^Barbarm alumni, in-4, Cl. Simon, 1785; In redemptos captivas ^ pour la procession des captifs rachetés des deniers du roi, qui alla traverser la cour dé l'archevêché sous les yeux de l'archevêque, en 1785, in-4, Paris, Cl. Simon ; Illustrissimo viro D* D. de Caloone, etc. sodalitii Sancts^Barbar» alamm, Carmen pastorale (Mopsus, Lycidas), in-4, Cl. Simon, 1785.
pour âidtr à éteindre les aociennes dettes % puis il s'occupa 9 avec son activité ordinaire^ d'accomplir le vœu du parlâ[neot en constituant sur une. base solide Texistence de la CkHnmunauté. Par arrêt du Conseil d'État, rendu dans une séance où assistait le roi , des commissaire furent nommés pour acquérir au profit de rétablissement les bâtiments qu'il tenait en location de r Université et la totalité du collège des Gbolets*.
Le projet était alors de prolonger la rue Charlière jusque devant la nouvelle église de Sainte-Geneviève (Pantbéon), et Ton aurait supprimé la rue des Cholets*. De cette façon, la nouvelle Sainte- Barbe, appuyée par derrière sur Louis-le-Grand, aurait eu deux grandes façades, Tune sur la rue nouvelle, l'autre sur la rue Saint-Élienne-des-Grès.
Le marché n'eut pas lieu à cause des prétentions excessives de la Faculté des arts, à qui le feu roi avait donné la propriété des Cholets, après la réunion de ce collège à Louis-le-Grand. La Faculté ne voulut pas se dessaisir de sou bien à moins de 1 000 livres de rente inscrites parmi les dépenses ordinaires de rÉlat*.
M. de Galonné trouva alors une autre combinaison, qui consistait à loger la Communauté de l'autre côté
i . Ad regem, pièce indiquée dans la note précédente ; Comptes de la Communauté (3 août 178(i), Archives de TËmpire, H. 2809.
2. Arrêt du 29 août 1784; Archives de Université, 47 E, fol. 26.
3. Plan du. quartier de Sainte-Geneviève, levé en 1756 par l'abbé de la Grive, retouché par le Rouge en 1767.
4. Archives de l'Université, Reg. 47 E, fol. 25 et 141 ; Reg. 48B, fol. 21.
de la rue projetée, en formant un seul établissement (lu collège de Reims, de la partie de Sainte- Barbe qui était restée la propriété du collège et des bâtiments situés au levant de cette partie, lesquels appartenaient au collège Fortet. Le ministre comptait n'avoir à traiter cette affaire qu'avec le Bureau d'administration de Louis-le-Grand, attendu que les propriétaires des fonds qu'il avait en vue, c'est-à-dire les collèges de Reims, de Sainte-Barbe et de Fortet, étaient des collèges réunis à Louis-le-Grand depuis 1763. Mais l'Université, ayant eu vent de ce qui se passait, y mit opposition. Elle prétendit que les biens-fonds affectés par la piété des fondateurs à l'éducation de la jeunesse étaient en sa garde et sous sa main, et qu'il n'était pas permis de les aliéner sans son consentement. Là-dessus elle fit faire une démarche qui jeta l'incertitude dans l'esprit de Louis XVI : la mesure fut ajournée*; au bout de l'atermoiement apparut l'abîme qu'avait achevé de creuser l'agréable système de M. de Galonné. Ce fut le commencement de la Révolution, et la Révolution fut la fin de la Communauté.
1. Archives de TUniversitc, Reg. 47 E, fol. 36, 40, 70 ; Extrait des conclusions du chapitre de l'église de Paris (S août 1785), parmi les titres du collège Fortet, Archives de l'Empire, S. 6434.
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