Comptes du collège pour 1792, H
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cfoeeleor àe9 hautes éfoctes amat bien €fse le praeureur étaient pénétrés de la sapcriotité de|soii in^ile, au pohil de ne chercher epûn'k ^'efTacef deTaot Im. Il fiit donc, à Yrai dire, le chef de Sainte-Barbe lorsqqe Gommencèreirt les tenrp& di^ilés, et il se flaita qaen redoublant de sévérité il pariFiendrait à dissiper tons les ferments d'agitation.
L'assemblée nationale, ayant pris en main le ma* niement des affaires, accueillit avec tant d'empressement tontes les propositions généreuses, et montra une si fern^ volonté de ne plus employer les deniers de rÉtat qu'aux œuvres utiles , que cela fit miitre à Sainte-Barbe l'idée de mettre à profit ces bonnes dispositions. U a toujours été admis en France qu'il est permis de rechercher les faveurs des gouvernements dont on repousse les principes. Pourquoi la Communauté n'aurait-elle pas essayé de faire prononcer par l'Assemblée nationale l'adoption légitime qu'elle n'avait pas pu obtenir de la monarchie absolue ?
Afin de préparer les voies, Marmontel fut prié de mettre dans le Mercure^ dont il était alors l'un des principaux rédacteurs, un éloge de Sainte-Barbe accompagné de quelques mots pour insinuer qu'un tel établissement était de ceux qui appelaient sur eux la sollicitude des constituants. L'article parut le i 3 février 1790. Il était, pour la louange, tout ce qu'on pouvait désirer; il finissait par l'annonce que la Communauté implorerait la faveur et l'appui de l'Assemblée afin d'être logée aux frais du public et de l'être commodément, attendu que les bâtiments qu elle occupait ne lui appartenaient pas^ tombaienit eo ruine et formaient
DE SAlîlTm-lÀRBE. ^T
par teur éistribulTcm on obstacle pei^péliiel stxk maàn^ tira rfiï bon ordre.
Une autre démarclie suivit ccIIeJà* Depuis six Hiots les eîtoyens de totttes les dasscs faisaient des sacrifices pour aider à liquider la deîte nationale, et cette contribiation volonlaire était offerte à l'Assemblée sous le nom de dons patriotiques. Sainle-Barhe, malgré Texemple des collèges voisins, n'avait encore rien donné. Aussitôt après l'apparition de Tarticle du MercurCj une souscription fut ouverte à la fois à Paris et à Gentilly. Elle produisit 678 livres 4 sous 6 deniers, plus une médaille, une paire de boutons et trois paires de boucles en argent. Seize élèves allèrent déposer celte ofTrande sur Tautel de la patrie le 27 février*.
La députatîon fut composée des écoliers à succès et de ceux dont la présence était de nature à faire présumer des bons sentiments des supérieurs. Il y avait dans le nombre les jeunes Baduel , neveu d'Antoine Baduel, Leclerc de Juigné, neveu de l'archevêque , Choiseul-GoufRer, élève de Gentilly, confié à la surveillance particulière de Fabbé NicoUe. Le chef de la cohorte paraît avoir été l'élève Baduel. Il prononça ce joli discours :
(c Nos jeunes rivaux dans la carrière des lettres ont déjà signalé leur zèle pour la patrie. Nous venons les derniers lui présenter aussi notre offrande; elle eût été moins tardive s'il nous était aussi facile de secourir la patrie que de l'aimer , et si notre indigence ne surpassait encore notre patriotisme. Élèves d'une école
i. Procès-verbaux de l'Assemblée naticNsaJe, t.. XIV, p.ll.
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célèbre par son antique pauvreté, nous avons recueilli, non sans peine, ce léger tribut, et pour le rendre moins indigne de paraître à vos yeux, . nous avons associé à nos modestes efforts les jeunes citoyens d'une colonie naissante dont on forme Tenfance aux sentiments qui nous animent tous. Daignez agréer ce double hommage, et recevoir un serment que nos cœurs ont depuis longtemps prononcé, mais que nous étions impatients de renouveler dans le sanctuaire de la patrie K »
Les ouvriers employés aux travaux publics de la barrière des Amandiers offrirent, après les barbistes, le produit d'une collecte qu'ils avaient faite entre eux. Le président du jour. Bureaux de Puzy, répondit aux uns et aux autres en disant que l'Assemblée nationale ne tenait compte ni de Tàge, ni des états, quand elle voyait se manifester les vertus des citoyens ; mais que, si elle avait à mettre quelque distinction dans l'accueil qu'elle faisait aux actes de patriotisme , ce serait aux efforts de la jeunesse et de la pauvreté qu'elle accorderait la préférence. Après cela, les déposants reçurent la permission d'assister à la séance.
Le sort des pétitions ultérieures de la Communauté fut nécessairement d'aller dormir dans les cartons du comité qui préparait la loi d'instruction publique; ôar avant de rien statuer sur l'état de tel ou tel établissement, il fallait qu'on eût arrrêté l'organisation générale, et avant d'organiser renseignement, il y avait à résoudre la question redoutable de la situation du clergé dans l'État.