Témoignage de M. Vial de Machurîn
*3. L'abbé Benys, Mémoires de M. l'abbé Liautard,t. I, p. il. 4. Comptes de la CommfiBaiité, année t7S9^790, H. 3255«
DE SÀl^Tfi-JIARBE. 3^1
C&mêtÉxdkmfie auprès de soq fione^ aimm aodhasKuieiir de FrsÊàoe piés ia AMte <ottoiBaiia. ]jui«ifiièB3Ne alk se fiiber «n fUissie.
Avant de s'iekMgoer, il fiât léiDoia du deraîer iriompbe de la OmtmmïaLUhé. Le 12 juilkt ttne dé** putalioQ de l'Assemblée natîoaak présida^ coujokilement avec le maire de Paris, la dîsb*jbiflidii des prix da graïul 4Dcmc0UFs. La céréaiO0ie eut lîea daas la grande Sorbonne. Le jH^is d'honneur des vébérMk& fut déo^'ne au barbiste Qaude-Emmanuel Le Bœuf^ qm le reçut des mains du doyen d'âge des députes présents. Sylvain Bailly couronna eosuile le prix d'honneur des nouveaux. Il dit au lauréat, élève de Looisle-Grasd , que son émule , en recevaM le pris des mains de l'Assemblée , avait été le premier gratifié d'un honneur dont le souvenir ne se perdrait pas; que le magistrat de Paris venait à son tour exprimer Fespoir que la grande ville fondait sur oes jeunes citoyens pour Tavenir de la liberté et le maintien de la constitution ^
Cette distribution fat la damière pour la Communauté, mais non pas pour TUniversité. Il y eutdes4x>n* cours jusqu'en 1 793, et les récomp^ises de i 793 furent données dans le club des Jacobîns. Un décret de la Convention attribua à chacun des prix une couronne de ehéne et un ex^xiplaire imprimé de la Gonstituûony ofierts au nom de la patrie. L'ingénieur Dt^onmy, qui présida la fête, fit une allocutiion aux lauréats, où
i . Ardûves de rUoiverstlé, Eeg. 48, loL 22 ; Cawiina in so^' lenmt convmo 4ipud D , Parmeniarmm die festo sancUB ^arbarœ recitata^ 1809.
'û les félicita et les plaignit à la fois de ce qu'ils étaient lés derniers qui auraient eu le malheur dé développer leurs talents au milieu de^ préjugés. Si nous mentionnons ces faitSy c'est parce qu'ils concernent un peu Sainte-Barbe. L'élève George-Ambroise Gautier, de Navarre, qui remporta le prix d'honneur, était un transfuge de la Communauté alors détruite ^
Après rémigration de son préfet, Sainte-Barbe eut à enregistrer celle de l'archevêque de Paris, son protecteur en titre. Cet événement fut encore plus grave parce qu'il atteignit les finances de l'établissement. L'embarras dans lequel il mettait l'administration inspira à cette dernière une démarche qui fut une faute. M. Baduel et tous les ecclésiastiques, ses collaborateurs, étaient déterminés à ne pas reconnaître la constitution civile du clergé. Us en avaient le droit en tant qu'ils étaient les administrateurs d'un établissement qui n'aurait rien touché des deniers de TÉtat. Au contraire, ils s'appliquèrent à mettre en relief, dans une supplique à l'Assemblée nationale, le caractère quasi public de leur institution, et ils demandèrent le maintien des bourses payées naguère par Tarchevêque. En même temps ils firent des démarches pour continuer aussi à percevoir la subvention de 12000 livres qui leur était faite par le roi. Tout succéda selon leurs vœux ; ils obtinrent un bon de 12 000 livres sur la trésorerie nationale, et l'Assemblée décréta, comme mesure provisoire, que la muni-
i . Taranne, Notice historique sur le concours général ; Supplément de la Biographie universelle, art. Gautier; Décret de la Convention du 3 juillet 1793.
DE SAINTE-BARBE. Zn
cîpaUtë. remettrait au supérieur de Sainte-Barbe la somme de 4000 livres , prélevée sur les revenus dont jouissait auparavant M. de Juigné. Par là les boursiers de Tarchevêque devinrent boursiers de la Nation*.
L'abbé Baduel croyait sans doute (et c'était l'illusion de la plupart des membres du clergé) que la constitution civile tomberait d'elle-même quand on verrait le petit nombre de ceux qui s'y soumettraient. L'Assemblée vit cela effectivement, et au lieu de revenir sur son vole, elle en émit un nouveau pour forcer au serment les prêtres qui ne le donnaient pas de bonne volonté. Le roi ayant sanctionné ce» nouveau décret, contre les prévisions des opposants, tous les ecclésiastiques, principaux ou professeurs dans les collèges, supérieurs ou maîtres dans les communautés, furent convoqués à Notre-Dame pour y venir jurer la constitution, le 2 janvier 1791. La conséquence des demandes adressées au nom de Sainte-Barbe fut de faire porter les chefs de la maison sur la liste de ceux dont on exigeait le serment. Aucun ne parut à la cérémonie du 2 janvier. Un délai fut accordé jusqu'au 9. Bien que dans l'intervalle l'Université , conduite par le député Dumouchel, alors recteur, fût venue en corps prêter serment à la barre de l'Assemblée , MM. de Sainte-Barbe firent encore défaut, l^ar là ils entrèrent dans la catégorie des prêtres réfractaires, que la municipalité avait mission de destituer des places qu'ils occupaient, pour mettre en leur lieu des prêtres assermentés.
i. Procès-verbaux de rAssemblée nationale, t. I, XXXI. p. 8.
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La œnâoipalité ne se prafsa poîot d^^a^. Ha tiers enviroQ <les eodësiafttkfiies de Paris avaîeiit prélé serment dans le terme pisescrit; et comme ^ apiés le terme écoule^ elle vit arriver eDCor^ quelques adfaé* sions y elle crut qu'en atermoyant , il finirait par se produire une majorité qui entraînerait le reste. La municipalité se trompa dans sonsensoomme le clei^ë s'étaât trompé dans le sien.. Loin de devrâîr plus fréquentes, les adhésions isolées cessèrent toiita*£adt. La résistance des prêtres insermentés devint plus vive, et les violences de la multitude, qui prit parti pour les assermentés, consternèrent la ville. Il y eut des émeutes «dans les églises ; il y ^^3 eut aussi dans les collèges. Louis-le47rând fit la lâenne contre deux ou trois de ses foncticmnaires qni se montraieM rd^elles à la constitution ^
Alors on prit un biais pour réduh^e les retardataires à la dernière extrémité. €n arrêté du dépârtemenl:, rendu pour établir la surveillance de l'autorité sur tous les lieux où se disait l'oifice, statua, quant aux établissements d'instruction publique, que leurs daapelles ne seraient desservies que par des ecclésiastiques ayant la permission écrite de l'évêqne constilutionnd de Paris, et les comtmssaires de police forent chaînés d aller signifier cette mesure dans les diverses maisons qu'elle concernait*.
Nous a^'ons le procès- verbal de la tournée que le commissaire de la section de Sainle^eneviève, Turqii^ fit, en veti^ de cet ordre^ le 46 avtfl 1794 K 11
.1. Séance du corps municipal du 13 févrîer 1791.