‹ Histoire de Sainte-Barbe (volume 3)Chapitre 17 sur 145 · Comptes du collège, Archives de TËiiipire, H · texte numérisé non relu

Comptes du collège, Archives de TËiiipire, H

selon toute apparence, le contraignit à cette dëtermi* nation, car sa mort suivit de près sa retraite. A en juger par la date de ses grades, il n'avait guère plus de quarante-cinq ans. Le temps lui manqua donc pour assouvir la noble passion qui respire dans la devise qu'il s'était choisie : tamdiu discendumquamdiu vwes^. Il était parvenu néanmoins à tenir un rang distingué dans la république des lettres et comme ^latiniste et comme apologiste de la religion '.

Il fit un testament sur lequel il coucha Sainte-Barbe pour la somme de deux cents livres. Sa volonté était que cet argent fût employé à creuser un nouveau puits dans le collège, parce que l'eau deTancien était infectée par les infiltrations de Végout de Montaigu ; mais les supérieurs en décidèrent autrement. Ils trouvèrent que le défunt n'avait pas eu assez de soin des livres de la bibliothèque, qu'il en avait laissé plusieurs se gâter ou se perdre, et qu'il convenait d'employer une partie de son legs à réparer ce dommage \

C'est la seule négligence dont ce digne principal ait encouru le reproche. Malgré la détresse universelle, malgré des sommes considérables qu^il dépensa ' en réparations, il laissa les finances du collège dans l'état le plus prospère. Par sa diligfnce deux grands corps de logis et tout l'ornement de la chapelle furent

i . Ms. H. 2682 A. de la bibliothèque Mazarine, fol. 68.

2. Michaelis Tkyrioti Parisini quinque et triginta orationes Lu^ tetix intra quatriduum habitas (in-8, Paris, 1583) : Guill. Davonii elogium.

3. Archives de TUniversité, carton 22, loventaire des arrêtés des supérieurs.

remis complètement à nenP. Le collège lui doit encore d'avoir obtenu la jouissance temporaire du cinquième aliéné de la maison^ à Tégard duquel lés droits du Bureau des pauvres restèrent suspendus jus* qu'à l'acquittement de la créance qu'on avait sur la succession de Robert Certain. Cette affaire fut réglée dès le 1 octobre 1 570 entre le procureur général du parlement/comme mandataire de Tassistance publique, et Déode Boutin, représentant de la cour dans le conseil supérieur de Sainte-Barbe \

Page 1