En tête de Touvrage indiqiré dans la note précédente
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cesseur, ce n'est pas assurément son compatriote qu'il aurait choisi.
Théodore Marrcile, dont il «i été déjà «question dans le chapitre précédent, fut du ^etit nombre des professeurs qui placer ejtt dans renseignement le moyen et la fin de leur^xi^ten^ce. Il n'eut que deux passions en sa vie, Tamour des lettres et celui de la »Franee. Quoiqu'il appia?rtinl: à une famille sénatoriale d'Ârnheim, il préféna à sa vîUe natale le séjorn désolé de Paris pendant le règne des ligueurs. Il se confina alors au collège du Plessis, d'où il ne sortit pas une seule fois dans respace de six ans. Tout ce que lui laissa de loisirs l'instruction d'une poignée d'élèves, il le consacra à l'étude. Soniasâduité ctait quelque chose d'étonnant. Il Ikait même «n mangeant, et prenait des notes de toutes ses lectums^ De là l'immense érudition qui fut son dé&ut, car sans elle il aurait été xm professeur accompli. Nul ne ^savait mieux captiver l'esprit de la jeune^e. De son temps on disait proverbialement dans l'Université : « Il n'y a qu'un Oranger pour dicter, un Bourbon pour écrire, un Marcile pour enseigner. » Henri IV lui dpnna des lettres de naturalisation, et bientôt après, la chaire du Collège de France que laissait Tacante la mort de Passerai. Il mourut luimême le 8 avril 1&17 au collège de Reims, où il demeura depuis qu'il (ra/t nommé lecteur royal.
Marcile a publié un grand nombre d'ouvrages, harangues , poëmes de circonstance , éditions d'auteurs. Pour ne pas sortir de notre sujet, nous "n'ajouterons à la mention du recueil analysé ci-dessus que
i, Goujet, Mémoires sur le Collège royal, part. II, p. 4^4.
celle d'une traduction des vers dores de Pythagore, qu'il donna pendant qu'il régentait à Sainte-Barbe*. On apprend par la préface de ce livre qu'en 1585 Théodore Marcîle eut sous lui, à titre de précepteur^ trois des fils de lord Henry Percy, duc de Northuraberland. Ce duc de Northumberland est celui qui fut incarcéré à la tour de Londres comme complice d'une tentative d'évasion de Marie Stuart, et qu'on trouva un matin étendu dans sa chambre, la tête fracassée d'un coup de pistolet, non sans soupçon d'assassinat. Nos trois jeunes Percy, William, Charles et Richard,
étaient des puînés, qui ne purent pas prétendre au titre de leur père. Ils passèrent leur vie aux armées, et leurs noms se rencontrent plus d'une fois dans l'histoire de la révolution d'Angleterre. S'il faut en croire leur maître, ils montrèrent au collège une ardeur extraordinaire pour l'étude, dignes en cela de leur aîné, Henry Percy, duc de Northumberland, surnommé le sorcier, parce que durant une longue captivité qu'il subit, de même que son père, à la tour de Londres, il étonna ses geôliers par son application à lire, à écrire et à expérimenter sans cesse*.
D'x\mboise et Tissart, pendant leur séjour à Sainte- Barbe, y amenèrent aussi des élèves particuliers d'illustre origine. Le premier eut sous lui les plus jeunes fils du procureur général de la Guesle ; l'autre ,
i . Aurea Pjthagoreorum carmina latine conversa multisque in locis emendata illustrataque adnotationihus ^ quihus etiam HierocUs interpretationi non parum lucis adfertur^ auctore Theodoro Marcilio. Paris, 1585, in-12.
2. Barlow, T/te complète englis/t peerage (Londres, 1772), t. I, p. 237.
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Charles de Luxembourg , depuis comte de Brienne, et Odet Goyon de Matignon/ comte de Thorigny, fils du maréchal de Matignon ^ Ce dernier a laisse une trace honorable dans Thistoire. Il mourut à trentesix ans, regretté, dit Thistorien de Thou, comme un homme d'une prudence et d'une \aleur au-dessus de son âge*.
Mous avons les noms de quatorze élèves de Biaise Martin, qui tous passèrent maitres es arts en 1579'. Un seul, Guillaume Chesnart, marqua par la suite. On ne trouva que lui dans tout le corps enseignant qui eut le courage d'accepter les fonctions de recteur pendant l'hiver de 1588-1589*.
11 nous reste à parler des nouveaux hôtes de Sainte* Barbe, les élèves boursiers qui furent appelés par la munificence de Robert Dugast à y recevoir le bienfait de l'instruclion gratuite. Le fondateur les avait en outre désignés pour obtenir de préférence à tous autres les régences du collège, dans le cas où ils s'en montreraient dignes à la fin de leurs études. Ils occupaient une chambre à eux dans le corps de logis du principal. A part cette distinction, ils ne firent pas grande figure tant que dura l'exercice, et^ nous pouvons le dire dès à présent, après que l'exercice eut cessé , ils ne brillèrent que par l'absence d'autres sujets. Robert Dugast avait trop limité le choix
i, Goujet, Mémoires sur le Collège royal, part. I, p. 77; Thyriot, Tissarti elogiuniy 1. c.