I . Archives de TUniversité, Reg. 27, fol. 2S7 et
de n'y plus retomber. Le principal prit leur défense. Il dit que, si l'Uni versité ne se montrait pas plus tolérante, la maison serait désertée, et qu*il lui deviendrait impossible d*en supporter les charges. La conclusion des conseillers qui accompagnaient le recteur fut néanmoins qu'un pareil scandale devait cesser*.
Une nouvelle inspection faite à trois mois de là, après la rentrée des classes, montra que MM. de Sainte- Barbe n'avaient tenu aucun compte des avis précédents. Loin cependant que cela attirât sur eux les foudres de l'Université, ils furent admonestés avec plus de douceur que la première fois. On leur passa leur désobéissance pour l'année qui commençait, pourvu qu'ils rentrassent dans la règle après les vacances de 1666*; et ils n'y rentrèrent pas, et une troisième injonction qu'on vint leur faire fut inscrite sur le registre académique en des termes tels qu il est vijsible que l'Université se sentait vaincue, et que, si elle continuait ses protestations, c'était uniquement pour l'honneur du principe, afin de maintenir son droit en présence de la force majeure '.
Force était effectivement de baisser pavillon devant le collège de Clermont. Jamais cet établissement ne brilla de plus de splendeur que sous le règne de Louis XIV. Des humanistes qui font le plus grand honneur à la Société de Jésus y donnaient à la jeunesse une instruction pleine de charme, et s'instruisaient euxmêmes au contact des autres religieux de leur ordre, éruditsou voyageurs, qui habitaient la maison. Toutes