Comptes du collège, Archives de l'Empire, H
qui remplissait le collège. Par bas, les ouvriers et garde-magasins ; au premier et second étage des corps de logis, les pensionnats; dans les galetas, des prêtres et des étudiants, locataires souvent insolvables, qui déménageaient en faisant sauter leurs nippes par la fenêtre, ou qu'on était obligé de mettre dehors sans les exécuter, parce qu'ils ne possédaient que le lit du pauvre et les livres de Tecclésiastique, deux choses sur lesquelles la loi n'avait pas de prise. Le bâtiment du principal se distinguait des autres en ce qu'il ne recevait pas d'étrangers. Les petits boursiers y étaient logés au-dessus du chef de la maison, qui occupait un appartement autrement vaste que celui qu'avait prescrit la fondation^
La cour était commune à tout le monde ; mais pour les personnes d'âge qui voulaient prendre l'air à l'écart, Henri Bertliould avait loué le petit jardin de Montaigu,en réservant la question de propriété. Celleci n'était pas encore vidée, à cause de l'opposition constante de Montaigu à l'arrêt de 1 560 et de l'opposition de Sainte-Barbe à l'arrêt de 1 563 ; mais Sainte- Barbe n'était plus de force à troubler le statu quo par la reprise du procès., Montaigu l'écrasait de son importance. Cet établissement, sorti sain et sauf des orages de la, fin du seizième siècle, comptait encore parmi les grands collèges. Il avait, en outre, conservé le prefstige de terreur qui s'était attaché à son nom depuis 1490. S'il n'était plus l'officine de capettes*
1 . Comptes (lu collège de 1 667 à i 678 , Archives de l'Empire, H. 2808».