‹ Histoire de Sainte-Barbe (volume 3)Chapitre 51 sur 145 · Menagiana, 1. 1, p · texte numérisé non relu

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ment d'apprendre aux âges futurs la faiblesse de ses commencements et la mince obligation qu'il avait à des maîtres dont l'approbation trompeuse aurait pu le conduire à se contenter de si peu. Le vultu simulato dit cela aussi clairement que possible, tout en laissant à l'auteur de quoi se retourner, si on lui eût fait reproche de sa malice. Le même sentiment se retrouve dans la pièce qu'il composa à la mort du P. Cossart. Il se garde bien de rapporter au défunt une part quelconque de son talent. Il ne rappelle que les encouragements qu'il avait reçus de lui\

Les jésuites , après avoir tant proné le jeune Santeul, firent tous leurs efforts pour l'avoir en pension chez eux. La famille se rendit à leurs sollicitations. L'enfant fut relire de Sainte-Barbe, et c'est comme interne qu'il fit ses classes de philosophie à Clermont,

Nous ne parlons pas ici des hymnes à Sainte-Barbe que Santeul composa dans les derniers temps de sa vie. Il en sera question dans le chapitre que nous avons consacré à la chapelle du collège.

François César d'Eslrées, fils du premier maiéchal de ce nom, fut aussi un enfant visionnaire*, mais d'une autre trempe d'esprit que Santeul. La culture intellectuelle, à laquelle il se prêta avec une docilité rare dans le rang où il était né, transforma son caractère, en lui inspirant l'ambition de se rendre parfait en toute chose. Il fut de l'Église sans renoncer au monde, pour lequel il était fait, et il brilla parmi ses contemporains comme le modèle de ce qu'on appelait alors \ honnête homme ;

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