Contrat du 21 juin 1683, passé par-devant Louis Pillault
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Il fallait rappFobaiioQ royales simple formalité, qui s'accckmplit sans contrôle, grâce aux mtelligences qu'on avait à la ofaanceUerie; il fallait^ les lettres .patentes obtenues, les faire enregistreâr au parlementa cela fut moins facile. On ne put pas empêcher le procureur général de prendre connaissance de l'acte qui se trouvait inséré tout au long dans rordonnanee recale. M. de Harlay tomba de son haut, quamd il mï tant d'irrégularités. On dit qu'il aurait conclu au. refus d'enregistrement, s'il 'n'<»¥ait pas craint resdandre d'une accusation ^pour «cas de lettres subreptîces. Il feignit de n'aperoevoir que «des erreurs dues^à l!ineii^périeiïce de litres qui ^n'entendaieti^ lien sûs% affaires^ et il &t ^rendre ^um arrêt interlocutoire, qui réparait ce qu'il y aidait ^de défectueux dans le contrat, en ordonnant raccesnplissement des ferii^ités indi^ensables^ On pense bien quel'approbabkm écidte des Supérieurs était au nombre de ces formxtlités. M. Delaroche alla quêter leurssignaturesà domicile, et revint sans les a^idîr obtemies. Pm& du temps «'écoula. L'Université, qui voedait à toute force avoir «ces signatures, eut recours à .un ^ea^ploit .d'huissier, égalemasâ; inutile. Ënfîn, de guerre lasse, on imagina de faire un (papier £ik j1 était tdk aussi «obscurément que possible que, des deniers restant du iptàsL de vente après Te^tinction des dettes iiu eollége, on Mtirait vunech^^ieUe. C'est cet écrit, signé vdes trois Supériauffs, que ia Cour
et Pierre Caillet, notaires ^au Châtekt, Atcllive8^de PUniversité, carton ââ.
i. Arrêt du SI août d 6S3 ; Hboluni (de Simon Menasaier, >prlDqpal de Sainte-BarJ^e, contxe l'Université, ^. :S1 .
voultit bien prendre pour un consentement, et les lettres royales qui légitimaient la vente furent enregistrées^.
Telle est l'intrigue de cette transaction sans exenxfAe dans rhistoire de l'Université. C'est ainsi que, contre tout droit, toute loi, toute bonne foi, l'administration de Sainte-Barbe, concentrée tout entière en la personne de Louis Delaroche, aliéna pour la somme de 48 750 livres «ept corps de lo^s représentant la totalité des bâtiments de l'ancien bôtel de Cbâlon, plus la partie de cour comprise entre ces bâtiments. Par là Sainle-^Barbe lut réduite à l'autre moitié de cour et aux seuls bâtiments posés sur le fonds de Jean HuberL Singulier collège, qui n'eut plus ni chapelle, ni salles d'études, ni porte d'entrée, car toutes ces choses étaient dans la partie vendue. Mais ce qui est encore plus singulier^ c'est le calcul qui poussa l'Université à cette acquisition. Lorsqu'elle eut sa portion dé Saiote-fiarbe^ elle ne sut qu'en faire* Ayant aussitôt re&ûBcé a y établir son chef-lieu, elle s^arréta, après bien des incertitudes, au parti de louer les bâtiments ; et au lieu de profiter de ceux qui existaient, qui étaient tous bons, -sauf un seul, afin de justifier les craintes de ruine simulées au moment de la vente^ sur sept elle en jeta dnq par terre'.
•De ce nombre fut Tàile établie sur la rue des Cholets. Elle était flanquée de trois escaliers en tourelles et munie au dernier étage d'une galerie qui donnrà:
1. factum ide Sunon Menassier,, pcincipal de Sainte^Barbe , GontKe rUakersité, p. 46 et 24; Anrét^diiiO jsai 16S4.