‹ Histoire de Sainte-Barbe (volume 3)Chapitre 60 sur 145 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Simon Menassier procureur. — Princîpalat de Louis Delaroche. — Visite de Rollin à Sainte-Barbe. — Réorganisation du collège. — Ëdme Pourchot. -^ Coui» d*hébreu.

O» n'auFaît g»ère prévis que la feaivBe SaisÉe4hrbe, âatOB rétac de mutîlatio» et d'amoindrissement où Vau- Tait mise la vente de f 683, ouvrirait encore des vues ambitieuses, ni qull viendrait à Tesprit de quel<^a'un

f. Archives de rtfnîversfté, Reg. 37, fol. 72, 73 et 78.

DE SAINTE-BARBE. t»3

de transferiiser ce kmbeaii; de collège en ixn^ ^ksi^ dide ëlablissemeiil. €'e$t pourtant ce qui* arriva, lorsqu'à Niieolas Vachot , mort dans la décrepîtiLEde le 2i novembre 16&4y eut succédé l'abbé Memassier.

Simon Menassiery né à Semur en Auxois, était un prêtre d'une trentaine d'années , admis depuîs^ peu dan» W dergé de Notre-Dame. A Ibeawcoup de probité il joignsût un< esprit vii\ peiatétraiilr et non mioin» entendu; aux afîaires qu'aimable en société. Ces quâdkés Ikii s^t'irèrent resCime de M. €ocqiiidiiiy ehancelier de la cathédrale et supérieur ée Saiate-Bairbe , qui le fit procureur dix collège* lorsque Tocc^ttioii s'en présenla. Sa nomination m^ fut pas agréable à M^ Delarocbe^qui aurait mieux aitné qu'en lui ktissât romnipolenee dont il jouissait depui» cinq^ ans ;. maïs comone on ne demanda pas Favis de M. Dd«roche> ki chose étant &ite^ il n'eut pa»te pouvoir de la ifteÊnre. Senkemeot il' tâcha di'obtenir, et iè obtint em effet, qne^ le nouvel élu n'enercerait poinlr ses ibnctioes que kt sueeession Vachot n'eût été réglée. Jusque-là lesebeee» devaient rester suir le némepied, c'est-à-dire kip régie des^ biens de la* fondiation appartenir au dNi^elai&coac^uteur, qui s'en acquittait moyennant unrvétribution aimuelfe de cinquanle écus^^

Si étanaé «pr'il- fte de eettp ooneession, Menamer ressaya pasdir cotil^dire. U eoiployales hÀmBcpiiom imi fitisaiit h préparer* sa^ lîceiice en theokigie; puÎB au bout de sept ans , lorsqu'il eut reçu non-seulemeiit la licence , mais le bonnet de docteur, trouvant que c'é-

1 . Notes historiques sur Sainte-Barbe, Archms^ êe- FUnrrerské> eaiitoa) ^;r Aefi» éi i^- déeembrr i 6S4 peu»' à l'înnrenAure des archives du collège, Archives de TEmpire, S. S3lié lim^

tait assez que le collège eût dépensé 1050 livres pour faire faire par un autre la besogne dont il se serait acquitté lui-même pour rien, il réclama ses droits. Les membres du Conseil Tinstallèrent le 28 novembre 1 69 1 , pour qu'il entrât en fonction le 1 *' janvier suivant ^

Ce qu'il avait déjà vu de ses yeux ou appris en conversation lui avait démontré combien une réforme était nécessaire. Il comptait sur les archives du collège pour compléter son instruction; mais lorsqu'il eut ouvert le coffre , il n'y trouva que la paperasse insignifiante. Tous les actes importants avaient été enlevés à la mort de Vacliot; une partie était chez le principal, une autre chez le chapelain. Il fallut les extirper pièce par pièce, au prix des négociations les plus laborieuses; encore y en eut-il plusieurs que les détenteurs gardèrent jusqu'à leur mort. Les actes de la fondation furent dans ce cas. Jean Berthould les avait déclarés perdus ; ils se retrouvèrent dans le fouillis de sa succession.

C'esl le 1 4 décembre 1 693 que ce principal termina sa carrière si longue et si funeste pour Sainte- Barbe. Fidèle à sa promesse, il avait institué le collège son unique héritier et légataire universel; mais loin de se libérer par là des sommes qu'il lui devait, il laissa ses affaires dans un tel état, que c'est à peine si l'on eut de quoi payer les frais de son enterrement et de sa sépulture*.

i , Ordonnance des Supérieurs du collège , Archives de l'Université, carUm 22.

2. Notes historiques sur Sainte-Barbe, Archives de l'Université, carton 22.

Lorsque Menassier se trouva sudfisaminent éclairé sur les volontés de Robert Dugast et sur la manière dont elles étaient accomplies depuis cinquante ans^ il déclara son intention de mettre un terme à de si monstrueux abus. Delarocbe^ alors principal, n'était pas bomme à s'engager dans une lutte pareille à celle où les Vacbot et Jean Bertbould avaient consumé leur existence. D'ailleurs la capacité et les bonnes manières du procureur lui imposaient. Il ne cliercl»a qu'à couvrir son passé et à mériter de n'être pas tourmenté au sujet des comptes de sa gestion , qu'il n'avait pas rendus, et qu'il était bien décidé à ne jamais rendre.

On n'imagine pas le nombre des courses, des pourparlers, des écritures, enfin des démarches de toute sorte auxquelles l'activité de Simon Menassier sufTit dans les trois mois qui suivirent la mort de Jean Bertbould. Il trouva moyen, dans ce court intervalle, de remettre en valeiir toutes les propriétés du'collége, de commencer la construction d'une chapelle en remplacement de l'ancienne qui n'existait plus depuis cinq ans, d'inventorier les archives, de s'instruire de Thistoire de Sainte-Barbe comme personne n'avait fait avant lui, enfin de rendre à la maison sa figure de collège, en y restaurant l'enseignement public de la pbilosopbie et en faisant que les études des boursiers fussent sérieuses. 11 régla l'ordre administratif par une constitution composée du statut organique de 1 556, et d'autres dispositions qu'il emprunta aux anciens tisages ou que lui suggérèrent les récents abus. L'article principal était le rétablissement des délibérations en commun, sans lesquelles pas une dépense, eut-elle été d'un denier, ne pourrait avoir lieu à l'avenir. Le sa-

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medi de chsK]ue* semaine fut le jour fixé pour les réumoQ». Elles seraient annoncées par le son de la cloche, et Ton tiendrait registre de tout ce qui s'y ferait. Si y un des dignitaires du collège était absent , le plus âgé des élèves boursiers prendrait sa place^. Plus tard Menassier étendit lé droit d'assistance à tous ces élèves^ et afi<i d'entretenir le zèle dé chacun , il plaça en rente* un foôds destiné' à payer des jetons de présence r cinq souB' aux grands boursiers, six blancs aux petitSi*..

No» content d'avoir feit décréter son acte de réforme par le Conseil de surveillance, lé diligent procureur voulut qu'à cette ssnetion se joignit cefle de l'Université*

L'Universke se consoliaît alors de ses dfeMjTeurs sous le gou?vemement d'un homme dbnt le nom exprime à lui seul ce que la vertu unie au talent eut jamais de plus attrayant et de plus respectable. Lequel de nos lecteurs à eetëe iaarqiie n'a déjà reconnu Charles RoUin? RoUia fbl^ le mod^e dïrreeteur, comme 3 avait été le modèle du professeur. Réékt huit fok âe suite, il Signala sar kmgœ magisCrarture par beaucoup d'utiles réforme». Entre autre» choses, il rétablit Hn^ apeeldoiii des eoUéges^ qm le découragement de ses prédéeesseovs wmt hmaé ioniier en désuétude.

dofljHM ecfllr favmaKt^ »'àBscompGsrait avec beaucoup

lu. Réginntnt du eofiég» de lMnae>^BMie, foinfêreii*FirmT«nké dfi Pam.y tsàet daes YamaaMéB génaa^ tenue dans 1» ^ade salle du dit ooUége ; Manuâcmt de la mam die; Simen M/snassàoB, aux Archives de rUniversité, carton 22.

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