CSmtïrardu ÎT noTembre fTi5, ArcftiVes de PEinpire
DE SAJNTÉ-BARBE. i«7
d'appareU, Alenassier la jugea propice à son dessein. 11 communiqua aa Feeleur les principaux articles du règlement, afin qu'il leur donnât, en les promulgant de sa bouche, la force d'une loi reconnue par TUnî- Yersilé. Il rinsti!uisi(t en même temps de toutes les irrégularités au sujet desquelles il élak impossible d^avoir r£Ûson du- priiieipaly et il le supplia de préparer airec son Conseil les^ mesures nécessaires pour le rétablissement du bon ordre et de la bo«ne acbntciistratioiî. La visite eut lieu le 19- nmt 1696\ RoUin procéda à un interrogatdire^ d'où résulta le triste aveu que depuis oQ2e ans pafr un compte m'avait été rendu. Ceux du procureur élaôent prêts peur les quatre dernières années, mais avant cj^e les> faire connalfire,^ il exigeait que le principal eut produk les siens. Le recteur et sa suite se constituèrent en tribunal. Le syndic de rUnin versité,. exerçant les foneftioiii» de procureur général, requit contre Louis Delaroche qu'il eut à présenter une partie de ses eomptes dans le diélai d'un mois, ei la totalité à la fio du; triflaestre, si noa ^'il ttl considéré comme déchu de* la digiôlé de pTincspai» Le ]tion Boliin n« put pas se décider à nKfttetant de ri>gueur dans sa sentence., ti maintiuA L'obligaÉioii de se Kbérer ausL teime» requis; maÎA quant à ki dx^éame; U en atténoa la menace en disant que, s» le» choses nfélaienC pas»fèiîtes k feempsy oir verrait à team cemple des* coackisîeas diB> syHdie. Usée d'us pardi ménagement à y égaâiNd de SI. EXelarodmv c'était Fenceorager à yknpén^enee fîtiaie doo» kcfudle il: ■icmrat m» quart de siècle après.
t. Ardlwe» é^lflSùmmsité, ftog-. 39, kà. kS.
i88 HISTOIRE
Les issues du collège donnèrent lieu à une autre sentence. 11 y avait deux portes dérobées, Tune au corps de logis perpendiculaire à la rue de Reims, Fautre dans Tun des bâtiments de la partie aliénée, sur la rue des Chiens. Quant à la nouvelle porte coclière, elle était sous la garde non pas d'un portier, mais d'une portière. C'c'tait une double infraction aux lois universitaires. 11 fut dit que les deux petites portes seraient condamnées dans les quinze jours, et la portière remplacée le plus tôt possible.
Après cela furent publiées, comme si l'Université les imposait de son chef, les dispositions déjà approuvées par le Conseil supérieur de Sainte-Barbe. Nous avons parlé de celle qui concernait l'assemblée hebdomadaire ; en voici une autre pour le' règlement des petites bourses.
Ces bourses sont rendues à leur première destination. Elles n'appartiennent qu'à des enfants désirant faire leurs classes, et ne sont pas continuées plus d'un trimestre après l'achèvement du cours de philosophie. Leur vacance est annoncée publiquement dans les paroisses que cela intéresse. L'administration du collège doit attendre pendant deux mois l'elTet de cette annonce,et, si personne ne se présente, se pourvoir d'un sujet étranger. Les quatre élèves admis reçoivent des répétitions du principal. Pour qu'il soit certain qu'ils suivent les classes de l'un des grands collèges de l'Université, le procureur ne leur paye leurs quartiers que sur le vu d'un certificat délivré par le professeur rpii les a sous lui.
. Le collège ne tarda pas à recueillir le fruit de la peine que se donnait Simon Menassier. On dirait
presque qu'il fut florissant, si cette expression pouvait convenir à un établissement de si peu d'importance. Son étroite enceinte reçut tout ce que le principal et le procureur purent y faire tenir d'élèves particuliers. En outre, pour la première fois depuis Robert Dugast, s'ouvrit l'espoir d'un prochain accroissement dans la famille barbiste. Un ami de M. Delaroche, nommé Seurat, qui était prieur de Saint-Mandé, mourut en 1 699, et en mourant il légua à son domestique une rente de 150 livres, qui^ après le décès de celui-ci, devait servir à fonder une cinquième bourse d*écolier*. £nfm la salle de cours du collège redevint un lieu fréquenté, où ne furent plus admis à se produire que des lauréats distingués par leur talent et souvent par leur naissance. On y vit se succéder, dans les premières années du dix-buitième siècle, Claude- Alexis Prunier,, d une illustre famille dauphinoise, Edme Mareuil, devenu depuis un éminent professeur de théoli»gie, Pierre - Gervais Lefèvre d'Eaubonne*, proche parent des d'Ormesson, qui, malgré ses efforts pour fuir la gloire, ne put pas se soustraire à celle d'élre consi* déré, tant qu il vécut, comme le parfait modèle du philosophe chrétien'.
Pour n'avoir point à interrompre le récit de la grande. affaire qui remplira le chapitre suivant,. nous parlerons ici d'un autre enseignement auquel la chaire de Sainte-Barbe servit un peu plus tard, pendant cinq
i. Acte du 28 juin 1690, Archives de l'Empire, M. 189.
2. Ms. de la bib'iothèque Mazarine, n. 1935 A, fol. 81, oct. i702;fol. 10l,27oct. 170^); Col. 108, 2^ juin 1707.