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ans de suite. De 1748 à 4723 Eàme ^wxkot y tk un cours d'bébisii.
PbuFc^ot est le rigide syndic par qoi uasa avov» vu demander la destitution de Louis Delarocbe^, c est aussi l'un de ces honames dont le méiite comptera toujours parmi les «tilaf^es Jionarablefi de ^F Université de Paris^
Né dans le VaS^d' Aillant, œtte petite oofntrée du Sénonais d'où était parti autrefois Jean Calmus, il vint étudier à Paris, et, au sortir de ses classes, fut lancé dans la société de Port-Royal par l'occasiaii qu'il eut de donner des répétitions à AL. de Pc»»»ponne, le neveu du grand Ârnauld. Il enseigna la philosophie d'abord aux Gn^sîns, ensuite an collège nouvellement ouvert des Quatre-Nations. A la pcétendue doctrine aristotélique, >t©i^urs «n faveur dans l'Université, il <en opposa tune autre 'de sa faç<Hi, d&ùl les ^ouvrages de 'Bescartes -et la logique de Port-fiLoyàl lui avaient fourni les éléments. Ses leçons ^devinrent un livre qui réveilla l'esprit philosophique -chez ^les universitaires, ^ qui opéra <vme né^oLutioii dans r>enseignement*.
Comme tous les novateurs, Pourchot éprouva de vives résistances. 11 en vint à bout par la v^ve de son esprit et par celle que ses amis mirent à son service. Une requête, qui fut p^r^entée au parlement en
1. Presque toul ce qui suit sur Pourchot est tiré de l'excellent article biographique introduit dans Tédition du Dictionnaire de Moréri de 1 759.
2. Institutio pJiilosophica Eâm, Purchotiiy nâ faciliorem vêterum ac recentium philosopharum lectionem comparata,'Bans, 4 ^ol. in-12, 1C95.
DE SAINT£-aARB£. Ifti
16759 succomba, avant d'avoir éfeé TàfapcMée^ «ous le burlesque de rarjpét libellé par Boileau >oaiitre a une kicoiuiae Dommëe la Raison, qui auroit enteepids d'entrer par for^ce dans les ^écoks de F Umversftl^ et pour cet effet, à l'aide de certains quidttois factieux, prenant les noms de £^asse&difiles, Cartéfiî^is, Mallebranchistes et PourcboMstes^ gens sans aveu, se senek mise en état d'en expulser Aristote, Jincien et paisible possesseur des dites *école&. »
Après quinze ans de lutte, Pourchoti^it son tciompbe si con^plet ^u'il luitrancha de la iseconde édition de son livre un programme die ^disputes scolastiques (il appelait cela soin ,sûttisier\ qu'il aidait mis d'abord en appendice pour ne pas trop heurter les préjugés. Sa méthode fut enseignée \dans tous les collèges de France qui n'étaient pas ceux des jésuites, car les jésuites ne ^e .décidèrent à toucher le cartésianisme^ et encoore du bout des doigte, que lorsque l'Umvjspsite :fut devenue ne^onienne«
Cette réforjme mémorable iut consignée par Coffin dans l'épiti^e^de PouKchctt^^oùon lisait «que «.ce professeur xe^i^éiit le ^premier d'orne forme acce^ntable la grossière philosophie «des Écoles, qui «'était traînée jusque là sur .des.«ubtilités vaines, >ôt qu'il la réduisit aux règles^vèses de la véotté et -de la raison dans un ouvasagedoDt quatve éditions isttcoessivesparurentavec l'i^plaudissement de l'Elurope lettrée. »
Quoique Poui:chot fut en relation d'amitié avec des hommes tels que Bossuel;, fiacine, £oiieau, MassiUon,, qui n'auraient jpas mieux demandé que de s'employer à âon avancement, il préféra rester dans 1' Univ.e]!«îté avec les titres anodestes^demaitie es .arJis et tde licencié
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en droit. Ses collègues lui conférèrent successivement tous les honneurs qu'il était en leur pouvoir de Juî procurer. Après en avoir parcouru la carrière, il accepta, comme retraite de sa vieillesse, la place de syndic, la seule qui fût viagère dans la compagnie. Alors il se mit avec Tardeur d'un jeune homme à l'étude de l'héhreu. Un chanoine d'Amiens, nommé MascleF, fut son maître.
Masclef a marqué dans l'enseignement des langues orienlales. Il mit en avant un système de lecture de l'hébreu, qui consistait à rejeter comme une invention nouvelle et tout à fait arbitraire les points voyelles qui se montrent pour la première fois dans la massore. Celte doctrine, quoique vivement combattue par le bénédictin dom .Guarin, fut celle de Pourchot. Il l'enseigna dans son cours, qu'il entreprit par pur dévouement ,. afin de compléter l'instruction des jeunes théologiens de l'Université ; car il lui semblait que la Sorbonne tenait trop peu de compte de la langue dans lacjuelle sont écrits les livres saints. II laissa en mourant une petite rente destinée à encourager plutôt qu'à rétribuer un professeur qui voudrait bien donner des leçons d'hébreu, à son exemple. Il exprima le désir que cet enseignement eût pour base l'explication des psaumes, éclairciepar la grammaire de Masclef et par les racines du P. Houbigant. Afin d'obtenir l'excuse de ce que sa pauvreté ne lui permettait pas de mettre un prix plus élevé au service qu'il demandait, il ajouta ces paroles dans son testament : « Il faut faire quelque chose pour l'amo.ur de Dieu, pour le bien de l'Église, et pour l'honneur de l'Université, notre mère. »
L'Université toutefois jugea plus convenable de fondre la rente léguée pour renseignement de Thébreu avec une autre de même valeur dont il avait disposé pour renseignement du grec, et par ce moyen une chaire spéciale de grec fut fondée au collège des Grassins*.
Le testament que nous venons de citer nous apprend encore qu'à la fin de chaque année de son cours, Pourchot donna des séances publiques d'interrogation sur les psaumes et sur les lamentations de Jérémie,et que ses élèves se tirèrent de cette épreuve avec succès. Masclef fut si reconnaissant du zèle avec lequel ses idées étaient patronnées à Sainte-Barbe qu'il voulut dédier à Pourchot la seconde édition de sa grammaire hébraïque. Il lui envoya dans cette intention le projet de la dédicace ; mais il ne put fléchir la modestie de son disciple, qui refusa constamment cet* hommage*.
Une chose qu'il ne faut pas qu'on ignore, c'est que Pourchot fit ses leçons à Sainte-Barbe par considération pour la Communauté qui y était logée depuis 1 690, et non pas pour être agréable à l'administration du collège. Il n'avait aucune estime pour elle, et il était au plus mal avec Simon Menassier. Celui-ci néanmoins s'applaudit d'une préférence dont il crut qu'il pourrait tirer parti, et il ne laissa échappée aucune occasion d'en faire gloire à la maison.
i . Recueil de toutes les délibérations importantes prises depuis i 763 par le Bureau d'administration du collège de Louis-le- Grand (1781), p. 595.