Archives de PEmpire, H. 2808*, p. 72, juillet
donne droit sur deux points, inteijeta appel pour le reste, et paraît avoir sauvé par cet appel le procès relatif au cinquième de la propriété, car il le poursuivit pendant tout le reste de sa vie% et le transmit, à peu près gagné, à sa succession*
Dans sa mauvaise humeur, il se porta à une autre méchanceté. Les matériaux achetés pour la construction de la chapelle étaient toujours là, attendant la main de Touvrier. Ils encombraient la cour du collège. Certain enjoignit aux boursiers de les faire enlever à leurs dépens, comme étant devenus inutiles, puisque la chapelle ne pouvait pas être construite*. Les autres lui répondirent que, s'il avait laissé par sa négligence retourner à Montaigii le terrain adjugé à Sainte Barbe, cela ne le dégageait pas de l'obligation d'accomplir la dernière volonté de son oncle ; qu'il fallait qu'une chapelle fût construite n'importe où ; et pour le con- "vaincre que tel était son devoir, on le lui fit redire par la cour suprême^ Mais Jean Quintin n'était plus; la caisse du collège avait été vidée parles frais de justice et par les dépenses imprévues des années précédentes. La contesladon traîna Jusqu'à ce qu'enfin les pierres furent vendues à la fabrique de Saint-Ëlienne du-Mont, pour être employées dans la construction de cette église*.
i. Archives de TEmpire, H. 2808*, p. 70, août lo63 ; p. 62, mai i 568.
2. Archives de l'Empire, H. 2808*, p. 15, i9 mars 1564, nouveau style.
3. Arrêt du mois de mars 1564, mentionné au compte de 4564-1565, Archives de l'Empire, H. 2808*, p. 15.
4. Archives de TUniversité, carton 22, Notes historiques sur Sainte*Barbe, recueillies par Simon Menassier.
La seconde guerre civile fit de nouveau diversion à ces interminables démêlés. Paris fut sur le qui- vive en 1567, comme il Tavait été en 1562* Une bataille fut livrée et perdue par les huguenots aux portes de la ville, et l'on voulut compléter la victoire en chassant de rintérieur tout ce qui portait en soi le germe de rhérésie. Les plaintes recommencèrent de plus belle contre les principaux. Ceux des collèges de Beauvais, de Chenac, de Presles (ce dernier était Pierre Ramus) furent accusés de convertir la jeunesse à la doctrine de Calvin, et les autres, qu'on s'abstenait de nommer, s'ils n'agissaient pas directement, passaient pour user de la plus coupable indulgence. 11 fallut satisfaire Topinion en décrétant un examen de la foi dans les collèges^
L'épreuve fut accomplie à deux reprises, parce qu'après une première inspection les principaux incriminés avaient été absous. La seconde fois on procéda avec plus de solennité. Antoine Démocharès, qui s'était érigé en in(|uisiteur de la foi, se fit conduire dans tous les établissements d'instruction par le recteur Michel Aubourg, accompagné du corps des députés ou assesseurs du tribunal académique. La seconde vacation commença par Sainte-Barbe. Voici le procèsverbal de la visite.
« Le mardi, KX février 1568, à l'heure de midi, MM. les députés se sont réunis au collège de Sainte- Barbe, au sujet de la profession de foi et religion chrétienne, conformément à T ordonnance du roi et au décret de l'Université.