‹ Histoire de Sainte-Barbe (volume 3)Chapitre 89 sur 145 · Nouvelles ecclésiastiques, ii° du 24 avril · texte numérisé non relu

Nouvelles ecclésiastiques, ii° du 24 avril

maîtres, jeune homme que la passion de savoir avait entraîné à des travaux approfondis sur la littérature ancienne. Tout d'un coup.il s'avoua le motif déréglé qui ranimait, et il jeta au feu tous les extraits qu'il avait faits des auteurs, persuadé que son goût pour l'érudition Taurait damné aussi infailliblement qu'une passion honteuse *.

Le ressort des esprits était dans la direction donnée aux âmes. Les apologistes des Communautés ont loué la connaissance qu'on y avait des règles de la pénitence. Ils ont voulu dire par là qu'on y pratiquait la. doctrine d'Arnauld contre la fréquente conamunîon. Le sacrement était montré comme le prix des derniers efforls accomplis pour atteindre à la perfection en travail, en conduite, en piété, et Ton inspirait, en même temps que le désir de le recevoir, la crainte de nen être jamais assez digne.

Le sacerdoce était *un appât du même genre pour les maîtres. Cet état devait être la récompense de toutes les peines qu'ils se donnaient poui* le bien de la jeunesse. Ils s'y acheminaient à la fois avec transport et avec épouvante. Beaucoup d'entre eux ne se présentèrent à Tordiqation que sur les instances réitérées de leurs supérieurs, et corome forcés.

A peine est-il nécessaire de signaler Tabsence de tout plaisir mondain dans une maison qui était dirigée d'après de tels principes. On y avait horreur des représentations théâtrales, des concerts, des feux d'artifice, au moyen desquels les voisins de l'autre côté de la rue rehaussaient l'éclat des fêtes classiques. Lorsque

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