‹ Histoire de Sainte-Barbe (volume 3)Chapitre 95 sur 145 · Nouvelles ecclésiastiques, n° du 19 juin · texte numérisé non relu

Nouvelles ecclésiastiques, n° du 19 juin

2. Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, t. XLII, p. 190.

DE SAIJNfTE- BARBE. 275

oe lui parut pas être de la trempe dont il voulait que fussent les élèves de ses Communautés, il le trouva bon à garder pour l'honneur de son collège du Plessis. La disgrâce de Tenfant consista donc à passer de Sainte-Barbe au Plessis, C'est là qu'il acheva ses études depuis la rhétorique, et qu'il jeta les premiers fondements de sa réputation comme professeur.

Il est temps de reprendre la suite des événements, e[^ de montrer par quelles .circonstances les Commu* nautés attirèrent sur elles Tanimosité de tous ceux qui, pour un intérêt ou pour un autre, faisaient la guerre au jansénisme.

La destruction de Port-Royal des Champs ne put pas manquer d'être un sujet de deuil dans une maison qui procédait de Port-Royal, pour qui Port-Royal était Une terre- sainte vers laquelle se tournaient sans cesse les pensées*et les pas de ses supérieurs. L'expulsion des religieuses en 1 709 ne fut pas le coup le plus douloureux; mais la démolition des bâtiments en 1710, mais la profanation du cimetière en 1711, voilà de ces raffinements qui étaient faits pour ulcérer des cœurs sensibles. Les gémissements et les larmes n'essayèrent plus de se contenir à Sainte-Barbe, lorsqu'on apprit que les corps des saints avaient été laissés en proie aux bêtes , que la dépouille des Arnauld aurait ^été exposée peut-être au même abandon si le Gilotin Aueler, curé de Palaiseau, ne se fut pas trouvé là pour la recueillir et lui donner un asile dans la crypte de son église*.

De pareilles violences n'ont jamais produit l'effet

Page 1