‹ Histoire de Sainte-BarbeChapitre 18 sur 117 · Duboulay, Hist, Uniu,,t, V, p · texte numérisé non relu

Duboulay, Hist, Uniu,,t, V, p

sous Louis XI l'Université reçut dans son sein 1q réfugié Spartiate Hermonyme*. Il vint à Paris, vers 1475. C'était un calligraphe plutôt qu'un littérateur. Guillaume Budé, qui paya ses leçons au poids de l'or, disait qu'après avoir expliqué les auteurs avec lui, il n'était guère plus instruit qu'auparavant*. Néanmoins il lisait bien. Si son insuflisance, jointe au défaut de livres, nous assure que son enseignement public, encore plus que son enseignement privé, fiit stérile pour la connaissance de la langue, du moins il fit vibrer aux oreilles des accents capables de les séduire ; il jeistifîa par quelque chose de certain l'admiration superstitieuse où l'on était de ces livres écrits en caractères inconnus; il excita enfin le désir d'entendre, qui devait engendrer celui d'apprendre et d'approfondir. Si ce n'est pas à Sainte-Barbe même que ce grand mystère commença à se révéler, ce fut du moins dans un collège voisin où Sainte-Barbé envoya de ses élèves.

A cause de l'essor donné à tous les genres d'étude dans notre collège, il n'était bruit que de Martin Lemaistre; de sorte que sa renommée, portée loin de Paris, attira l'attention de Louis XI dans l'un des moments les plus occupés de la vie de ce monarque.

On a vu que Louis XI avait abrogé la constitution qui sauvegardait les libertés gallicanes. Mécontent de ce que la cour de Rome ne lui rendait pas l'équivalent de ce qu'il lui avait fait gagner par ce grand sacrifice, il résolut , sur la fin de son règne, d'opposer à des prétentions de plus, en plus gênantes les lumières

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