Diogo Barbosa, Bibliotheca lusitana, t. II, p
après une absence^ en compagnie de Patrix BuchanaD, son frère*.
Gouvéa mit en activité le célèbre collège des Arts, mais n'eut pas le temps de le voir prospérer. Il succomba à une maladie le 9 juin 1548, moins d'un an après son arrivée à Coïmbre. Avant d'expirer, il exprima le vœu, exaucé bientôt après, que Jacques de Teyve lui succédât à Coïmbre , et Gelida à Bordeaux. On grava sur son tombeau cette épitaphe, inspirée par celle de Virgile :
Julia Pax genuit , rapuit Conimbrlca corpus , Excoluit mentem Gallia, Olympus habet*.
Sa mort fut le prélude de toutes sortes de disgrâces qui tombèrent comme la grêle sur ses compagnons.
D'abord Georges Bucbanan fut mis en prison à cause d'une satire contre les cordeliers, qu'il avait écrite en Ecosse. Relâché peu après malgré les efforts de ses ennemis, il jugea qu'il n'avait plus de repos à espérer, et s'embarqua pour l'Angleterre à la prenniière
occasion ^
Pour Grouchy, ayant voulu donner aux étudiants de Coïmbre une édition Jatine d'Aristotè, il prit pour base de sa traduction celle que le bénédictin Joachim Périon avait publiée à Paris quelques années auparavant. C'était un ouvrage fort bien écrit , mais déparé par de nombreux contre-sens, que Grouchy corrigea. U n exemplaire de l'édition portugaise tomba entre les
i. Businus, Vita Gelidœ,