‹ Histoire de Sainte CécileChapitre 31 sur 65 · NATALES ^ EST XVIII. KALEDAS ^ BIAUS · texte numérisé non relu

NATALES ^ EST XVIII. KALEDAS ^ BIAUS

Ce marbre qui nous donne l'idée des inscriptions placées dans les cryptes pour désigner les noms des principaux martyrs que la piété des fidèles venait y honorer, existe encore aujourd'hui, et a été trans-

1 Itinerar. Salisburg. Malmesbur.

3 Baleriano pour Yaleriano, Le h pour le v se troave , comme Ton sait, sur un grand nombre d'inscriptions chrétienneft ou païennes des premiers siècles.

^ Natales pour Natalis, Ce remplacement de Vi par Ve est aussi très-fréquent sur les monuments anciens.

Quant à l'appellation de Natalis , jour de naissance, affectée au jour où les Martyrs , dégagés des liens du corps , naissaient à Tétemité , on sait qu'elle est dans les habitudes du style liturgique depuis les premiers siècles de l'Église.

^ Kaledas pour Kalendas, Ces omissions de lettres déparent quelquefois les plus belles inscriptions.

porté; au ix« siècle ^ dans l'église de Sainte-Cécile ^ Après avoir vénéré les sépulcres de nos héros, nous remontons quelque temps encore le cours de TAppienne; (passant de nouveau devant la petite église commémorative de la rencontre du Sauveur et de saint Pierre, nous arrivons au pied de la muraille d'Aurélien , et firanchissant la porte qui a reçu désormais le nom de Saint-Sébastien, nous rentrons dans la ville sainte.

1 Nous avions, dans la première édition , accepté le jugement de tous les auteurs qui , avant nous , ont parlé de cette Inscrixjtion , et comme eux , nous avions cru pouvoir la rapporter au m* siècle. Depuis , nous avons revu plus attentivement ce marbre célèbre, et U nous semble impossible de ne pas le descendre d'un ou deux siècles. L'inscription , sans doute, est encore assez belle ; mais la décadence des caractères y est déjà tellement sensible qu'i^ faut la rapporter après le règne de Constantin , probablement aux dernières années du iv« siècle, et peut-être même plus ou moins avant dans le v*. Tel est aussi le sentiment de notre savant ami M, le chevalier de Rossi.

C'est ici le lieu de parler d'un marbre que l'on voit dans un cubiculum des Catacombes de Saint-SébasUen. U porte gravés eesmots:

SANCTO MARTTBI HÀXIMO.

On a voulu y voir l'inscription tumulaire de notre saint Maxime i mais c'est à tort. Ce marbre est tout simplement un fragment détaché de la partie supérieure d'un sarcophage chrétien, où U figurait comme inscription votive. Nous avons des exemples de ces grands sarcophages en marbre , ornés de ba&-reliefs symboliques, ayant au centre le portrait du défunt, et au-dessus , une inscription en l'honneur du saint Martyr, sous la protection duquel il a voulu reposer. L'épaisseur et la dimension de la pierre dont nous parlons , et les traces qu'elle porte encore d'avoir adhéré à un corps soUde de même maUère, enlèvent tout doute sur son origine.

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