‹ Histoire de Sainte Elisabeth de Hongrie, duchesse de Thuringe (volume 2)Chapitre 29 sur 74 · uaquit en · texte numérisé non relu

uaquit en

2. Il faut voir le recueil intitulé : Poeli del primo secolo, c'est-à-dire du treizième, où l'on trouve des chefs-d'œuvre bien faits pour déconcerter ceux qui se figurent que la

poésie italienne n'a commeucé qu'avec le Dante.

3. C'est du moins l'avis du Dante, de Vulg. Eloij., 1, 1- ; et de Pétrarque, Trionfo d'amoro., v. 3."i.

apanage, mais toujours profondément catholique K A Pise et à Sienne, elle est plus grave, plus [solennelle, comme les beaux monuments que ces villes ont conservés ; à Florence et dans les villes environnantes, elle est tendre, abondante, pieuse, en tout digne de sa patrie -. C'était une véritable légion de poètes, qui avait pour chefs l'empereur Frédéric II, les rois Enzio et Mainfroy ses fils, son chancelier Pierre des Vignes^; puis Guitone d'Arezzo, poète si profond et quelquefois si éloquent et si touchant, loué avec ardeur par Pétrarque et imité par lui ; enfin Guido Guinicelli, que le Dante n'a pas hésité à proclamer son maître *. Mais tous avaient été devancés et surpassés par saint François d'Assise '" ; son influence devait vivifier l'art, son exemple devait enflammer les poètes.

1. Voyez le beau chaot à l'Hostie de Guglielmotto d'Otrante, en 1255.

2. Il uous faut surtout citer les charmautes poésies de Notajo d'Oltrano (1240) ; ou les trouve dans Grescimbeni et les Ri7ne antiche.

Page 1