‹ Histoire de Sainte Elisabeth de Hongrie, duchesse de Thuringe (volume 3)Chapitre 26 sur 63 · G8 HISTOIRE · texte numérisé non relu

G8 HISTOIRE

Madame Gertrude de Leinbach, femme d'un noble chevalier des enviions, étant venue un jour rendre visite à la duchesse, avait amené avec elle son fils nommé Berthold, jeune homme de douze à quatorze ans, qui était magnifiquement vêtu, et qui paraissait se complaire beaucoup dans la recherche et Télég-ance de ses habits. Elisabeth, après s'être entretenue longtemps avec sa mère, se retourna vers lui, et lui dit: « Mon cher enfant, tu me parais t'habiller beaucoup trop mondainement et trop somptueusement ; tu tiens trop à servir le monde. Pourquoi ne songes-tu pas plutôt à servir ton Créateur? Tu ne t'en trouveras que mieux d'âme et de corps. Dis-moi, cher enfant, crois-tu que ton Seigneur et le mien portât des habits de cette sorte quand il vint en toute humilité verser son sang pour nous? » Le jeune homme lui répondit : « 0 madame! je vous supplie de prier le Seigneur pour qu'il m'accorde la grâce de le servir! — Veux-tu vraiment, » lui dit-elle, « que je prie pour toi ? — Oui, certainement. — Alors il faut que tu te disposes à recevoir cette grâce que tu désires, et je prierai bien volontiers pour toi. Allons ensemble à l'église, et demandons-la tous les deux. » Il la suivit aussitôt à l'église et se prosterna devant l'autel, ainsi que sa mère, à quelque distance du lieu où Elisabeth se mit à prier ellemême. Après que leur prière eut duré un certain temps, le jeune homme s'écria à haute voix : « 0

chère dame! cessez de prier. » Mais Elisabeth n'en continuait pas moins à prier avec ferveur. Alors Berthold se mit à crier plus fort : « Cessez, madame, de prier; car je n'en puis plus, tout mon corps est enflammé. » En elfet, une immense chaleur le pénétrait ; la fumée semblait s'exhaler de son corps ; sa mère et deux des suivantes de la duchesse, étant accourues à ses cris, trouvèrent ses vêtements tout baig-nés de sueur, et sa peau si brûlante, qu'elles pouvaient à peine la toucher. Cependant Elisabeth priait toujours, jusqu'à ce que le jeune homme désespéré lui dit : « Au nom du Seigneur, je vous conjure de ne plus prier; car je suis consumé par le feu intérieur, et mon cœur va se briser en moi. « Alors elle cessa sa prière et Berthold se refroidit graduellement ; mais le feu de l'amour divin que cette ardente charité d'Elisabeth avait fait descendre dans son jeune cœur ne s'éteignit plus, et il entra aussitôt après dans l'Ordre de saint-François *.

Ue pnreils exemples attirèrent à Elisabeth la charge de prier pour une foule d'âmes souiïrantes qui avaient recours à sa puissante intervention; elle se rendait avec une pieuse humilité à leurs dé-

1 Tous les auteurs fixent la date de ce trait à l'aimée qui précéda la mort de la saiute. Discite, dit Théodoric à ce sujet, quocaritatis ardore fervebat quie calore suo tluxurn secuiaris coucupisceutifc siccat et ad aiuorem ;etoruitatis iullaiumat.

sirs, et, à l'instar du jeune Berthold, plusieurs, éclairés et calmés par suite de ses prières, embrassèrent la vie religieuse. Cette douce et bienfaisante influence s'étendait même au delà des bornes de cette vie : ce secours si efficace était réclamé par les âmes qui n'avaient point encore expié toutes leurs fautes. Une nuit, elle vit en songe sa mère, la reine Gertrude, lâchement assassinée plusieurs années auparavant, qui vint s'agenouiller devant elle et lui dit : « Ma chère fille bien aimée de Dieu, je te supplie de prier pour moi; car j'ai encore à expier les négligences de ma vie. Souviens-toi de la douleur avec laquelle je t'ai mise au monde, et aie pitié de mes souffrances actuelles ; demande à Dieu de les abréger, et d'envisager plutôt que mes péchés la mort ignominieuse que j'ai subie, quoique innocente. Tu le peux, si tu veux ; car tu est pleine de grâce à ses yeux. » Elisabeth s'éveilla en pleurant, se leva de son lit, et se mit sur-le-champ en prière. Après avoir prié avec ferveur pour l'âme de sa mère, elle se recoucha et se rendormit. Sa mère lui apparut de nouveau et lui dit : « Bénis soient le jour et l'heure où je te donnai la vie ! ta prière m'a délivrée : demain j'entrerai dans le bonheur éternel. Mais prie toujours pour ceux que tu aimes; car Dieu soulagera tous ceux qui t'invoqueront dans leurs peines.» Elisabeth se réveilla encore, le cœur tout réjoui de cette vision et en versa des larmes de joie ; puis,

fatiguée, elle se rendormit d'un si profond sommeil, qu'elle n'entendit pas la cloche des matines des frère mineurs, où elle avait coutume de se rendre, et ne s'éveilla qu'à prime. Elle alla aussitôt confesser sa paresse, et demanda à son directeur de lui infliger une pénitence '.

Cette voix si pressante et si efficace pour obtenir la miséricorde du ciel l'était aussi quelquefois pour la justice. Dans une de ses courses, Elisabeth, qu'on nommait ajuste titre la nourrice des pauvres, avait trouvé une pauvre femme en travail-. Elle la fit aussitôt transporter à son hôpital, et lui fit prodiguer tous les soins possibles. Elle voulut être marraine de l'enfant que celte femme mit au monde, et lui donna son doux nom d'Elisabeth. Chaque jour elle allait visiter la mère et la bénissait, et lui apportait toute sorte de secours. Après l'avoir gardée ainsi un mois, jusqu'à ce qu'elle fût entièrement rétablie, elle donna à la malheureuse des vivres et douze deniers de Cologne, avec un manteau et sa chaussure, qu'elle ôta de ses propres pieds; elle fit en outre envelopper la nouvelle-née

1. Quelque? auteurs placent cette vision à l'époque même de la tuort de Gertrude quand Elisabeth n'avait que sept ans. Nous avons suivi la version la plus accréditée.

2. Alée estoil e-ba tre un jour Loing de son hospital trouva Une faîne qui travailla...

HCTEBKLF, f. 37.

Nutrix pauperum Elisabelli... Théo 1., VU, 7.

dans une fourrure qu'elle ôta au manteau d'une de sessuivantes^ Maiscettemèredénaturéene songea qu'à spéculer sur la prolongation de tant de générosité, au lieu d'en être touchée; et, après avoir pris congé de la duchesse le soir, elle partit de grand matin, avec son mari, en abandonnant son enfant. Cependant Elisabeth, que la pensée de ses chers pauvres ne quittait ni jour ni nuit, dit en entrant à l'église, avant matines, à une suivante : « J'ai quelque argent dans ma bourse, cela peut servir à cette pauvre mère et à son enfant, va le lui porter. » Mais la suivante revint lui dire qu'elle était partie en laissant son enfant : « Cours vite le chercher, et apporte-le moi, » dit la bonne Elisabeth, ff afin qu'il ne soit pas négligé. » Cependant la justice fit sentir ses droits à ce cœur si plein de pitié; elle fit venir le juge delà ville et lui ordonna d'envoyer des soldats à la recherche de la mère sur les différentes routes. Ils revinrent sans l'avoir trouvée; alors Elisabeth se mit en prière, et une de ses suivantes, qui redoutait la sévérité de maître Conrad quand il apprendrait cette histoire, dit à sa maîtresse de prier pour que Dieu fît découvrir la mère ingrate. Mais Elisabeth lui répondit : « Je ne

1. Calceos quos de sanctis pedibus exuit, et pepla, lardum et farinam, duodecitn immmos colouiensiuiu, et pueruni manicis. qiias de pellico famulae tolli jusserat, involutum. ibid, — Tellemeut que du pelichod de ?a chambeinère elle esta les mauches pour euvelopper la petite ûllelte, Au. Hainaut XLVi, 29.

sais rien demander à Dieu, si ce n'est que sa volonté se fasse. « Quelque temps après on vit arriver le mari et la femme, qui vinrent se jeter auxg-enoux de lu duchesse et demander pardon de leur faute; ils déclarèrent en même temps qu'ils s'é» talent sentis arrêter dans leur marche par une force invisible qui les avait absolument empêchés de continuer et les avait contraints de revenir sur leurs pas. Personne ne douta que ce ne fùtl'eiïet des prières de la duchesse ; on ôta à la mère coupable tout ce qui lui avait été donné, pour le distribuer à d'autres pauvres plus dignes; mais Elisabeth, chez qui la pitié avait rapidement repris tout son empire, lui fit remettre d'autres souliers et des peaux pour l'envelopper.

Cependant, au milieu de tant de preuves éclatantes de sa puissance auprès de Dieu, son extrême humilité prenait quelquefois l'apparence d'une sorte de défiance de la miséricorde divine. Elle éprouvait quelquefois de ces moments de découragement et de ténèbres intérieures, où les âmes les plus avancées dans la voie du ciel succombent so'js le poids de leur vie mortelle; et alors son cœur, toujours dévoré d'amour, osait douter s'il trouverait en Dieu un amour proportionné ù celui qu'elle avait concentré tout entier à lui. Son ancien confesseur, le P. Roiing-er de Wurtzbourg, étant venu lui rendre visite, elle alla se promener avec lui sur les bords de la Lahn, ac-

ii.t

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compag'née de trois suivantes ; dans ses épanchements avec un vieil ami, qui sans doute lui inspirait moins de crainte que Conrad, elle lui dit : « Il y a une chose qui me tourmente plus que tout, révérend père, c'est que je doute un peu de Tuffection de mon Créateur envers moi : non pas qu'il ne soit infiniment bon et toujours prodig-ue de son amour, mais à cause de mes nombreux démérites qui me repoussent loin de lui, quoique je sois tout enflammée d'amour pour lui ^ — Il n'y a rien à craindre, » lui répondit le père, « car la bonté divine est si grande, qu'il est impossible de douter que Dieu n'aime infiniment plus ceux qui l'aiment qu'il n'est aimé par eux. — Comment donc, » reprit Elisabeth, » permet -il que la tristesse ou la langueur de l'âme viennent m'éloig-ner même pour un moment de lui, à qui je voudrais être toujours et partout unie? » Le relig"ieux lui répondit que c'étaient là des indices d'une âme non pas délaissée, mais préférée, et les sûrs moyens d'accroître l'amour : puis, lui montrant un bel arbre qui s'élevait sur le bord opposé de la rivière, il lui dit que cet arbre viendrait plutôt de lui-même sur la rive où ils marchaient ensemble que Dieu ne le cé-

1. Nihil adeo me torquet, religiose pater, quain aiiquautulum diffidam de Creatoris mei erga me benevolentia : non quod eum summe bonum et sui amoris profusum ignorem, sed quod mea démérita miilta esse comperiam, propter quœ repellar, quantumvis ego illius amore exardescam. Wadding.

derait en amour à l'une de ses créatures '. A peine eut-il prononcé ces mots, que les assistants stupéfaits virent l'arbre dont il avait parlé traverser la rivière et changer de rive. A ce signe merveilleux de l'amour divin, Elisabeth reconnut la puissance de l'éternelle véracité de Celui qui avait dit à ses disciples : Si vous aviez seuletnent de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à ce mûrier : Béracine-toi, et va te planter au tni" lieu de la mer, et il vous obéirait. Et aussitôt elle se jeta aux pieds du père Rodinger, pour lui confesser le péché de la défiance et en obtenir le pardon.

Pour donner d'ailleurs à sa prière une force aussi invincible que celle dont nous l'avons vue revêtue, Elisabeth n'avait pas eu de meilleur moyen que l'exercice perpétuel de cette faculté suprême; et, malgré les nombreuses et fatigantes œuvres de miséricorde qui auraient suffi pour remplir ses jours, elle trouvait de longues heures pour la méditation et la prière. Elle savait unir avec un rare bonheur la vie active et la vie contemplative. Après avoir, comme Marthe, pourvu avec une laborieuse sollicitude aux besoins de Jésus-Christ dans la personne de ses pauvres, elle

\. Non derelictam, seJ dilectae hœc esse iudicia. .. Prius arborem proccraiu, aJ oppositam ripaui plaulatam, ad cam in qua coambiilabant trausituram, quam Deus ia auiorc re« ciproco ccderct creatui;i;. Ibid.

venait s'asseoir comme Marie aux pieds de son Seig'neur, pour se perdre dans la contemplation de ses grâces et de sa miséricorde. « Je jure devant Dieu, » écrivait son sévère confesseur au souverain pontife, « que j'ai rarement vu une femme aussi contemplative ». Elle restait souvent pendant plusieurs heures de suite en prière, les yeux, les mains et le cœur élevés vers le ciel. Elle passait souvent une partie des nuits dans l'ég-lise, malg-ré les prohibitions de Conrad, qui ne voulait point qu'elle se privât de son repos nécessaire. Comme elle ne se trouvait pas toujours assez seule ni assez libre dans les églises de Marbourg, elle aimait à aller faire ses prières dans les champs, sous la voûte du ciel, au milieu de cette nature dont chaque détail lui rappelait la grandeur et la clémence du Créateur. La tradition raconte que lorsqu'elle était ainsi en plein air, et qu'il pleuvait, elle seule n'était pas mouillée \ Elle se réfugiait de préférence, dans ces courses pieuses, auprès d'une charmante fontaine, située dans un bouquet de bois au pied d'une montagne escarpée, peu éloignée du village de Schrœck, à deux lieues de Marbourg. Le chemin qui y conduisait était très roide et dangereux ; elle y fit construire une chaussée pavée, et éleva auprès de cette source pure une petite chapelle. Bientôt ce

1. La tradition rapporte le même miracle à saint Pierre d'Alcautara.

lieu champêtre et solitaire prit le nona de Fontaine (V Elisabeth^ qu'il porte encore aujourd'hui '. Les plus mauvais temps ne pouvaient l'empêcher de se rendre à cette retraite chérie. Elle priait toujours en marchant ; mais, pendant toute la durée du trajet de Alarbourg- à sa fontaine, elle ne récitait qu'un seul Pater, tant sa prière était mêlée de réflexion et de contemplation "-.

Elle assistait avec une dévotion et une exactitude exemplaires à tous les ollîces divins ; elle avait pour les Saints de Dieu une aflectueuse vénération ; elle écoutait les récits de leur vie avec un pieux intérêt, observait scrupuleusement leurs fêtes, et rendait à leurs reliques un culte plein de tendresse : san-s cesse elle les honorait en faisant allumer des cierges et brûler de 1 encens devant elles. Après son ami spécial saint Jean l'I-]-

1. Le site est uii îles plus jolis de cette belle contrée. Le village lie SL-hrœck est encore catholique, ayant appartenu jusqu'en 1802 i l'archevêché de Maycnce. La fontaine existe encore; mais au lieu de la chapelle d'Elisabeth, on n'y voit plus qu'une sorte de temple classique, d'ordre dorique et ionique, élevé en 1390 par un landgrave protestant, avec une inscription très longue et des plus ridicules, eu style classique. Elle commence ainsi :

Si, viator, quis sim quirlve portem qnaîris ? Fons suin dixae Elisabeth...

Ad mo \enit sfe;iius Deoque, naturœ et mihi grata, etc.

2. Justi, p. 2G:L 11 ajoute que, dans le pays de Marbourg, les paysans citaient ce trait comme exemple aux enfants qui bredouillaient en récitaut leurs prières.

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vang-éliste, c'était pour sainte Marie-Madeleine qu'elle professait le plus d'affection. La sainte Vierg-e était naturellement l'objet de sa fervente vénération ; elle avait toujours avec elle quatre imag-es de cette Reine du ciel, qu'elle conserva jusqu'à sa mort, et qu'elle légua à sa fille aînée Sophie'. Et cependant elle était loin d'attacher une trop grande importance à ces signes de dévotion extérieure, et savait parfaitement distinguer le prix purement matériel qu'on pouvait y trouver du sens intime et pur que la foi leur assigne. Ainsi, étant allée un jour visiter un monastère, comme les relig-ieux réunis autour d'elle au nombre de vingt-quatre environ lui montraient avec une certaine complaisance des sculptures richement dorées qui ornaient leur église, elle leur dit : « En vérité, l'arg-ent que cela vous a coûté,

1. "WaJcliug. Auu., II, 224. Juste Lipse, Diva Virgo Hallensis. Sophie, depuis duchesse de Brabant, apporta ces quatre images avec elle en Belgique : l'une d'elles fut placée à Vilvorde, et devint célèbre par ses miracles sous le nom de N.-D. de Consolation ; la seconde, à Gravesande; la troisième, chez les carmélites de Haarlem ; enfin, la quatrième, dans la belle église gothique de Halle, près Bruxelles, où elle est encore aujourd'hui l'objet de la vénération publique et le but de nombreux pèlerinages. Juste Lipse, qui était, comme l'on sait, un des plus illustres savants du seizième siècle, ne dédaigna pas de consacrer un ouvrage spécial à l'histoire de cette image, sous le titre de Diva Virgo Hallensis ; il lui légua sa plume après avoir cessé d'écrire.

VOUS aurieux mieux fait de l'employer à vous vêtir et à vous nourrir qu'à orner ces murs; car vous devez porter toute cette sculpture dans vos cœurs'. » Elle n'était pas moins sévère pour ellemême ; car, comme onlui vantait un jour la beauté d'une image en Tengag-eant à Tacheter, elle dit: >'< Je n'ai nul besoin d'une telle imag-e, car je la porte dans mon cœur. » C'est le même sentiment qui régnait dans l'âme dun de ses plus illustres contemporains, quoique d'un caractère bien différent du sien, Simon, comte de Alontfort, de qui saint Louis racontait avec admiration à Joinville que lorsqu'on vint lui dire « qu'il viensist veoir le le corps de nostre Seigneur, lequel estoit devenu en char et en sang entre les mains du prebstre, dont ils estoient fort émerveillez, le comte leur dist : Allez-y vous autres qui en doubtez. Car, quant à moy, je crois parfaitement et sans double.. . Pourquoi jespère, pour le croire ainsi, en avoir une couronne en paradis plus que les anges, qui le voient face à face, pourquoy il faut bien quïls le croycnt -. »

L'image de Dieu était sans doute trop profon-

1. Ecce meliiis posuis^eli? hanc expensam in vestibus vestris et yictualLbus quaiii in parietibus, quouiam hanc sculpluraiu iiuagiuum iu corde vestro gerere dcberetii!. Dict. IV, Ancill. 2031. Cette réponse a valu à notre Saiute le triste honneur d'être citée avec éloge par Luther dans ses Tischreden.

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