Née en 1212, morte eu
3. Castiglo, llisloria générale di S. Domcnico e del suo ordine. Part, i lib. m, p. 331, traduit de l'espagnol.
tit bientôt et reprit la femme qui l'aimait et qu'il aimait '.Pour se dérober avec elle au courroux paternel, il se réfug-iaen Autriche. Le pape intervint en sa faveur, et grâce à la protection du duc Léopold d'Autriche, la réconciliation se fit. Monté sur le trône en 1240, Bêla vit son royaume envahi et dévasté, comme ne l'avait encore été aucun pays chrétien, par les Mong-ols. Vaincu et abandonné de tous, il dut se réfugier à l'extrémité méridionale de ses États, sur les bords de la mer Adriatique, à Spalatro, en Dalmatie, avec sa bienaimée Marie, qui lui avait déjà donné dix enfants. Pour comble de malheur, les deux seules filles qui lui restaient lui furent enlevées par la mort à la fleur de l'âge. La dernière de ces filles s'appelait Marguerite, et venait d'être fiancée au marquis de Montferrat. Au milieu de cette désolation, sur ce dernier coin de terre qui lui restait d'un si vaste royaume, et dans l'attente perpétuelle de se voir jeté dans la mer parl'arrivéedes impitoyables barbares, la chère compagne de sa jeunesse lui donna un nouvel et dernier enfant. Ce fut une fille, et on la nomma Marguerite, en souvenir de celle que les deux tendres et malheureux époux venaient de perdre. Mais avant de la mettre au monde, la reine sa mère fit vœu de consacrera Dieu le fruit de ses entrailles comme une victime